Histoire Juive, en résumé

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

J'ai pu constater que nous sommes nombreux sur ce forum à ne pas connaître l'histoire du peuple Juif.
J'ai puisé mes sources dans des sites, dans des livres pour corroborer mes écrits.
Si, vous trouvez des erreurs sur certains points de l’Histoire évoquée ici, faites-moi en part.
Bien que ce soit un résumé, notre Histoire ne peut être publiée en intégralité (cela a été refusé par les webmasters pour, je pense la longueur du texte)
Donc je posterai morceau par morceau.
Merci et bonne lecture !


1ERE PARTIE

Pour comprendre le présent drame israélo-palestinien, il faut se référer aux sources mêmes de l'origine du peuple Juif. Autrement c'est l'incompréhension, la dérive totale avec les conséquences qu'on connaît actuellement au Proche-Orient. Remontons le temps ensemble, et essayons de comprendre.

L'origine du peuple Juif est inscrite dans la Bible, ce livre unique dont les sources remontent au Xe siècle avant J.C., et qui désigne les patriarches Abraham, Isaac et Jacob comme les ancêtres du peuple Juif. Ces derniers vécurent aux environs du 19e siècle avant J.C. et appartenaient à un clan de bergers nomades originaires de Mésopotamie, une région de l'Asie entre le Tigre et l'Euphrate.

Il est écrit dans la Bible qu'ils croyaient en un dieu unique, et que Dieu contracta une alliance avec les patriarches et promit la terre d'Israël en héritage à son peuple. Dieu dit à Jacob : « on ne t'appellera plus Jacob mais Israël car tu as été fort contre Dieu et contre les hommes tu l'emporteras ». Plus tard, le nom d'Israël fut donné au pays.



LES DOUZE TRIBUS D'ISRAEL

Selon la Bible, les douze fils de Jacob seraient les ancêtres des douze tribus ou enfants d'Israël. Poussés par la famine qui sévissait en Terre d'Israël, Jacob et ses enfants se rendirent en Égypte. Certains chercheurs soutiennent que les familles des fils de Jacob, surnommées Israël par Dieu dans la Bible, résidèrent dans le Pays de Goshen en Égypte pendant les 18e et 17e siècle avant notre ère.

L'historiographie biblique a chargé le récit de la sortie d'Égypte et la traversée du désert par les Hébreux d'un aspect national : l'exode, l'errance sous la conduite d'un chef national et la conquête de Canaan sont décrits comme les actions d'un peuple homogène. Cette description est en contradiction avec de nombreux récits bibliques d'incidents isolés et avec la description de l'organisation tribale des Hébreux à cette époque.

Cependant, on peut logiquement supposer que la longue période d'errance contribua à cristalliser l'ossature tribale et que les conditions qui régnaient durant le parcours des Hébreux déterminèrent la taille des unités tribales et leurs structures.

Dans la conscience collective du peuple Juif, la constitution des tribus d'Israël en une nation il y a 3 200 ans fut le commencement de l'histoire nationale juive, liée à l'Exode d'Égypte, qui mettait fin à l'exil et au retour du peuple libéré de l'oppression étrangère dans la Terre Promise où il conquit l'indépendance nationale.

C'est à cette époque que la première partie de la bible fut écrite, la Thorah (Loi) qui comporte cinq livres : la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome (le Pentateuque). Selon la croyance juive, la Torah fut donnée à Moïse sur le mont Sinaï. La Torah constitue la Loi écrite, par opposition à la Loi orale.

Au 12e siècle avant notre ère, les tribus d'Israël s'installèrent sur les deux rives du Jourdain. Commença alors la période des juges qui dura deux siècles. La fonction du gouvernement était fondée sur le principe de l'autonomie tribale qui accordait aux chefs, au niveau tribal et même national, le rôle essentiel de l'exercice du pouvoir judiciaire. Déborah, Gédéon et Samson sont parmi les juges les plus célèbres.

C'est ainsi qu'on serait en droit de considérer la prise en possession de Canaan par les tribus hébraïques, éveillées à la conscience spontanée de leur unité et de leur destinée commune, comme la première immigration du Peuple Juif en Terre d'Israël, menant à la création d'un État Juif.

Au 11e siècle avant notre ère, le premier roi d'Israël fut Saul (1020-1004 avant J. C.), suivi de David, qui fonda la dynastie royale d'Israël qui devait régner quatre siècles, jusqu'à la conquête babylonienne. David consolida les bases du royaume d'Israël et fit de Jérusalem sa capitale, 1 000 ans avant J.C. La construction du premier Temple de Jérusalem est entreprise par Salomon en 960 avant J.C.



CONQUETE PAR BABYLONE

En 597, Nabuchodonosor, roi de Babylone, fait la conquête du royaume de Juda. Il amène captif à Babylone le jeune roi Joachim (598-597 avant J.C.), le 19e roi de Judée. Il proclame l'oncle du jeune roi, Matanias, sous le nom de Sédécias, roi de Judée (597-586 avant J.C.).

En 589 avant notre ère, Judée se rebelle encore une fois contre Babylone. Nabuchodonosor envahit le pays, l'aide égyptienne arrive trop tard et, en 586, Jérusalem est conquise ; ses fortifications et ses riches demeures détruites, le Temple est brûlé et la majorité du peuple juif déportée. Le royaume de Judée est mis à bas.



CONQUETE PAR LES PERSES

Après la défaite de l'empire babylonien par les Perses en 539 avant J.C., la Terre d'Israël tomba sous domination perse. Cyrus II, roi de Perse (558-528 avant J.C.) accorde aux Juifs en 538 le droit de retourner en Terre d'Israël et d'y reconstruire le deuxième Temple de Jérusalem. Durant quatre siècles, le peuple Juif vécu de manière autonome sur la Terre d'Israël, sous tutelle perse d'abord et, à partir de 332 avant J.C., sous tutelle hellène, après la victoire d'Alexandre le Grand sur l'armée perse.

En 168 avant J.C., le souverain hellène de Syrie, Antiochus Épiphane IV, fit quelques tentatives en vue de limiter l'autonomie juive et substituer l'idolâtrie à la foi monothéiste. Les Juifs levèrent l'étendard de la révolte, menée par la famille des Asmonéens, et recouvrèrent une indépendance totale pour Israël.



CONQUETE ROMAINE

En 168 avant J.C., le royaume d'Israël fut gouverné par les dynasties asmonéenne et hérodienne, jusqu'à la conquête romaine en 63 avant J.C., avec une brève période asmonéenne de 40 à 37 avant J.C. ; Hérode I le Grand fut roi des Juifs de 40 à 5 avant J.C, suivi d'Hérode Antipas de 4 avant J.C. à 39 après J.C., d'Hérode Agrippa I de 41 à 44 après J. C., et d'Hérode Agrippa II de 50 à 93 après J. C. Ce dernier assista les romains à la prise de Jérusalem par Titus en 70 après J. C.



DESTRUCTION DU SECOND TEMPLE DE JERUSALEM

C'est en l'an 70 de notre ère que l'historien juif Flavius Josèphe, né à Jérusalem (37 à 100 après J. C.), auteur des « Antiquités judaïques et des guerres des Juifs », livre VI : 10 :1, situe la chute de Jérusalem et la destruction du second Temple par Titus, fils de l'empereur Vespasien. Le second Temple est brûlé, tous les objets du culte sont amenés à Rome, accompagnés du peuple Juif captif, portant la menorah et les objets du Temple, comme on peut encore le voir aujourd'hui à Rome sur l'Arc de Triomphe de Titus.

Rome décida d'exiler en Hispanie (Espagne) les captifs Juifs amenés à Rome par Titus, le lieu le plus éloigné à l'ouest de l'empire romain. Ils agirent comme l'avaient fait avant eux les autres conquérants d'Israël, dans le but d'empêcher les Juifs de revenir dans leur pays se réorganiser militairement et politiquement, et pour briser leur courage et diminuer leur sentiment d'identité nationale.

Lorsque les captifs juifs arrivèrent de Rome en Hispanie, ils furent accueillis par leurs frères déjà installés dans le pays depuis la destruction du premier Temple, qui s'empressèrent de les libérer du joug de l'esclavage romain auquel ils étaient soumis.

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Ancien utilisateur
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"Poussés par la famine qui sévissait en Terre d'Israël, Jacob et ses enfants se rendirent en Égypte"

quand je pense que certains ici (qui sois disant connaissent l histoire du peuple juif,), souhaiteraient plus de fermeté dans la politique d immigration et empecher les peuples africains, sud americains et autre, qui connaissent la faim a leur tour , de pouvoir s exiler dans des contrés meilleurs, on croit rever!!!!!!!!!!!!!!!

Ancien utilisateur
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2EME PARTIE

TARSHISH (HISPANIE) 1000 ANS AVANT J.C

Les Juifs déjà installés dans la péninsule Ibérique depuis mille ans avant Jésus Christ étaient sans doute venus dans le pays avec les Phéniciens bien avant la destruction du premier Temple. D'ailleurs, encore aujourd'hui, les noms de quelques villes d'Espagne indiquent clairement une origine juive. Il s'agit de Toledo, Maqueda, Escalona, Joppes et Aceca. Tous ces noms sont à consonances hébraïques. Toledo vient de Toledoth, c'est-à-dire la ville des générations. Le guide officiel actuel de la ville de Tolède mentionne toujours cette origine hébraïque de la ville.

On pense que les membres des tribus d'Israël s'étaient établis dans l'actuelle province de Tolède bien avant l'époque de la destruction du Premier Temple. Aceca dérive de Azeca (1) en Israël ; Escalona dérive d'Ascalon en Israël, la tribu de Siméon ; Maqueda provient de Maceda, la tribu de Juda ; Joppes de Joppe (Jaffa), la tribu de Dan. Une série d'autres noms de villes, tels que Layos et Noves, sont aussi probablement d'origine juive. Ils furent sans doute donnés en souvenir des anciennes cités d'Israël. Toutes ces villes de l'Espagne actuelle, ont été fondées par les membres des tribus d'Israël.
(1) En 1935, on a trouvé dans les ruines de la ville biblique de Lakihs, en Palestine, une collection de lettres écrites sur des tablettes d'argile, dont l'écriture remonte autour de 588 avant J.C., rédigées par le commandant militaire de la ville forteresse de Lakihs en Judée. Ces lettres confirment des évènements qui se sont déroulés durant le court règne du roi Joachim I, 18e roi de Judée. Ces écritures nomment plusieurs personnages bibliques, entre autres le prophète Jérémie. Dans la quatrième lettre, on raconte que les villes de Lakihs et Azeca, deux villes fortifiées de Judée, étaient assiégées par les troupes de Nabuchodonosor, et que la ville de Azeca était déjà tombée dans ses mains. Ces faits historiques confirment le récit biblique du prophète Jérémie 34 : 6-7.

Salomon, fils et successeur de David, roi d'Israël de 970 à 931 avant J.C., avait fait construire une flotte de navires avec lesquels il faisait le commerce avec tous les pays connus dans l'antiquité, y compris Tarshish (Hispanie) où des membres des tribus d'Israël étaient déjà installés, et où le roi Salomon envoyait ses représentants collecter les impôts.

Ces faits sont confirmés au tout début du Judéo-chrisianisme par les juifs d'Hispanie qui se rendaient encore régulièrement à Jérusalem en pèlerinage.

À l'époque de l'apôtre Paul, entre 5 et 15-67 de notre ère, lorsqu'il allait de synagogue en synagogue pour prêcher la nouvelle religion de Jésus, il souligna dans ses écrits la nécessité d'aller évangéliser les Juifs d'Hispanie, nommés Sefardim. Ce nom vient de Sefarad, mot par lequel la Bible désigne le pays à l'Ouest de la Méditerranée : aujourd'hui l'Espagne. Le prophète Obadia parle lui aussi de cette partie de l'Empire romain sous ce nom d'Hispanie.

Pendant les persécutions au Moyen Âge, les Juifs espagnols firent valoir auprès des souverains espagnols, pour leur défense, qu'ils vivaient déjà en Espagne avant la destruction du premier Temple et qu'ils appartenaient à la tribu de Juda.

Les Wisigoths, des vandales et beaucoup d'autres peuples arrivèrent en Espagne bien après les Juifs et les romains. Les Israélites survécurent à tous les envahisseurs de l'Espagne car ces derniers se mélangèrent bientôt à la population locale et se fondirent en elle.

Les Juifs souffrirent, furent persécutés, composèrent avec les conquérants et, à l'époque des premiers documents officiels, ils sont là. Ils vivent parmi les Maures musulmans et les Espagnols catholiques, divisés en plusieurs royaumes. Des historiens arabes du 9e siècle appellent Grenade et Tarragone des « villes juives ». L'Espagne musulmane avait alors la plus forte population juive d'Europe.

Ce furent les Juifs qui infirmèrent le principe selon lequel chaque immigrant devrait se fondre peu à peu dans son nouveau milieu et, de ce fait, perdre son identité. L'histoire des émigrations et des immigrations est plus ou moins celle de l'humanité. Lorsqu'on étudie l'histoire des peuples, on voit que normalement les immigrants s'assimilent à leur entourage, qu'ils abandonnent progressivement ce qu'ils avaient emporté avec eux. Ils font cela pour des raisons de sécurité, d'opportunité, et pour éviter de nouvelles difficultés. Ils se délestent de leur passé.

Pas les Juifs. Eux, ils gardèrent une grande partie de leur héritage culturel. À ce point de vue, ils constituent donc une exception dans l'histoire de l'humanité. C'est d'ailleurs cela qui, avec le temps, leur valut d'être constamment tracassés, persécutés.

Malgré la persécution des Juifs espagnols commencée en 612 sous le roi wisigoth Sisebut, l'Espagne abrita jusqu'en 1492 la plus importante population juive d'Europe. Même de nos jours, il demeure que l'Espagne est un pays pour lequel il est difficile de parler du caractère autochtone, de «l'aborigénéité » de groupes ethniques, car tout dépend de la date que l'on prend comme point de départ. Quelle que soit celle que l'on choisit, ce sont les Juifs qui sont autochtones en Espagne.

Comme on vient de le voir, ce qualificatif d'autochtone, que les antisémites des temps modernes se décernent si volontiers afin de pouvoir étiqueter les juifs comme des étrangers, ne s'applique pas aux Espagnols.



REVOLTE DE BAR KOKHBA ; ISRAEL REBAPTISEE PALESTINA PAR LES ROMAINS

Mais les Juifs d'Israël n'avaient pas tous été exilés en 70 de notre ère. Ceux qui restaient tentèrent une ultime révolte contre l'agresseur romain afin de retrouver la liberté. C'est la révolte de Bar Kokhba (132-135), qui fut étouffée cruellement sous Hadrien. Les Juifs furent obligés de se soumettre de nouveau à Rome. Mais cette fois les romains voulurent mettre fin à jamais à toute velléité de renaissance juive en Terre d'Israël. Ils rebaptisèrent la Terre d'Israël d'un nom nouveau : Palaestina ou Falastina (Palestine), et détruisirent complètement les murailles de Jérusalem ainsi que toute la ville. En place et lieu, ils construisirent un petit bourg carré qu'ils appelèrent Aelia Capitolina. Puis Hadrien compléta son œuvre en faisant construire un temple à Jupiter sur l'emplacement du second Temple.

À la suite de cette révolte, la Judée est cette fois-ci pratiquement vidée de ses habitants, et la province de Judée sera connue sous le nom de « Syrie-Palestine ». À la suite de ces changements, les Juifs se concentrent en Galilée, autour de rabbins et de savants établis à Safed, Tibériade et Zippori, où ils poursuivent la rédaction du Talmud et de la Mishna.

Ce fut le creux de la vague pour Jérusalem durant les deux siècles qui allaient suivre. Le nom de Jérusalem demeura effacé jusqu'en l'an 326 de notre ère, lorsque l'empereur Constantin et sa mère Hélène se convertirent au Christianisme et vinrent en pèlerinage en Terre Sainte. Ils redonnèrent le nom biblique à la ville de Jérusalem et érigèrent des autels commémorant des événements de la vie de Jésus. On construisit de nombreuses églises à Jérusalem, et Jérusalem devint le centre de pèlerinage des chrétiens. La ville de David devient la ville de Jésus.

En 351 de notre ère, les Juifs font une nouvelle tentative de révolte pour retrouver leur liberté.

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Sariel Bendayan
Sariel Bendayan

Steph

Il ne ce rendirent pas en Egypt a cause de la famine mais parceque Yossef etait le premier ministre . A la base c'etait les frere de Yossef qui devait aller en egypt prendre de la bouffe et revnire en Eretz Israel mais comme ils on retrouver leurs frere qu'ils avait vendu et que leur pere croyai mort et en plus qu'ils etait premier ministre... .

Ancien utilisateur
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3EME PARTIE

DOMINATION DE BYZANCE SUR LA TERRE D'ISRAEL (395-636)

Durant cette période d'occupation de la Terre d'Israël, les Juifs étaient présents à Jérusalem et sur tout l'ensemble du territoire de la Palestine. La population juive était redevenue particulièrement dense en Galilée, dans certaines partie de la plaine côtière et en Judée.

Selon le Talmud, rédigé à cette époque, plus de quatre cents localités juives, des villages pour la plupart, sont dénombrés sut la Terre d'Israël. La communauté juive vivait surtout d'agriculture alors que ses chefs élaboraient et consolidaient le mode de vie juive par l'éducation, l'enseignements général et universitaire.

Les œuvres majeures de cette époque furent la rédaction de la Michna (l'enseignement) achevée au 2e siècle, ainsi que le Talmud (ensemble de leçons incluant les commentaires et les discussions des amoraïms (1) sur la Michna) de Jérusalem, achevé entre le 4e et le 5e siècle de notre ère.
(1) Amoraïm : du mot araméen omer, celui qui explique, qui parle en public. À l'origine, le terme désignait celui qui présentait ou traduisait pour le public les paroles d'un Sage.

En 614 de notre ère, les Juifs tentèrent encore une fois de se révolter contre Byzance. Pour ce faire, les Juifs d'Israël s'allient aux Perses. Ils réussissent même à s'emparer de ce qui reste de Jérusalem. Mais la conquête arabe, qui commence en 634, met fin à tout espoir de renaissance nationale.



DOMINATION ARABE DE 636-1071 (435 ans)

En 638 après J.C., les troupes du calife Omar occupèrent la ville de Jérusalem, après un long siège. La victoire assurée, ils partagèrent la Terre d'Israël en deux districts militaires séparés par le Jourdain : Filastin (Palestine) et Urdun (Jordanie).

Puis, les conquérants arabes musulmans autorisent les populations juive et chrétienne à rester. C'était là un acte de tolérance mais qui, en fait, reflétait le dogme fondamental de l'Islam, dogme toujours en vigueur, selon lequel Juifs et Chrétiens sont des individus de classe inférieure ayant un statut spécial de dhimmi (protégés). Cet acte apportait aux populations Juive et chrétienne la sécurité physique ainsi que les libertés économique et religieuse, mais aussi une source de dégradation avilissante.

Ce statut de dhimmi obligeait les Chrétiens comme les Juifs à payer un impôt spécial par tête, à être bannis de l'administration publique, à se voir interdire de construire de nouvelles synagogues et églises, et d'employer des travailleurs musulmans.

La domination arabe sur Jérusalem et sur tout le pays d'Israël se caractérisa par l'insécurité et l'agitation. Ce sont les califes Omayyades (660 à 750 de notre ère) qui, de Damas, gouvernèrent les premiers la Terre d'Israël, qui était devenue une province du vaste empire musulman. Jérusalem n'a jamais fait office pour eux ni de capitale ni de centre culturel.

Les Arabes bâtirent une seule ville sur la Terre d'Israël, la ville de Ramla (Ramleth). Au 8e siècle, cette ville est désignée comme centre provincial du pays, et le transfert de la capitale impériale de Damas à Bagdad éloigna encore Jérusalem des centres du pouvoir et de l'activité culturelle.

Abd al-Malik construisit le Dôme du Rocher à Jérusalem entre 691 et 692. C'était davantage un monument qu'une mosquée ; son fils Al Walid fit construire la mosquée d'El-Aksa entre 705 et 715 de notre ère.

Sous le calife Al-Aziz (976 à 996), Chrétiens et Juifs jouirent à Jérusalem d'une liberté considérable. Mais sous son successeur, Al-Hakim (996 à 1021 de notre ère) dit le « Calife fou », les pèlerinages à Jérusalem furent interdits, tandis que synagogues et églises furent détruites, y compris le Saint-Sépulcre.

En raison de la faiblesse du gouvernement fatimide aux 10e et 11e siècles, diverses tribus, dont des Bédouins et des Seldjousks (tribu turque) contrôlent une partie de la Palestine et attaquent ses habitants. La population juive de Jérusalem décline ; les pèlerinages sont suspendus et l'afflux des contributions cesse. À la fin de la domination arabe, il n'y a plus que quelque milliers de Juifs en Palestine.



CONQUETE DE JERUSALEM PAR LES TURCS SELDJOUKS EN 1071

Les Turcs seldjouks s'emparent de Jérusalem, pillent la ville et persécutent Chrétiens et Juifs.



CONQUETE ET DOMINATION DE JERUSALEM PAR LES CROISES DE 1099 à 1291

L'interdiction des pèlerinages et la destruction des synagogues et des églises à Jérusalem en l'an 1009, sous le règne du calife arabe Al-Hakim, dit le fou (996-1021), provoqua en Occident une telle indignation, qu'elle fut à l'origine des Croisades.

Jérusalem est alors conquise en 1099 par 15 000 Croisés. Ils pillèrent Jérusalem et massacrèrent indistinctement Juifs et Musulmans. Les Croisés vendirent Juifs et Musulmans comme esclaves en Europe.

Une ordonnance des Croisés interdit tout établissement juif ou musulman à Jérusalem. En vue de renforcer le peuplement chrétien de la ville de Jérusalem, l'ancien quartier juif fut remis à des tribus de Chrétiens de Transjordanie.

En 1149, les Croisés reconstruisent l'église du Saint-Sépulcre suivant le plan de la Croix, et de nombreuses traditions chrétiennes liées à la vie de Jésus furent établies, notamment celle de la Via dolorosa. De nombreux temples musulmans furent aussi transformés en églises, comme le Dôme du Rocher, appelé par les Croisés le Temple du Seigneur.

À partir de 1110, les Croisés changent de politique envers la population locale et, avec le temps, les Juifs sont autorisés à s'installer dans toutes les villes de ce royaume chrétien, à l'exception de Jérusalem, qu'ils peuvent visiter seulement.

Plus tard, le roi chrétien de Jérusalem accorde aux Juifs le monopole de la teinture des tissus. Quelques Juifs peuvent même résider à Jérusalem. Mais la plupart des communautés juives qui se trouvent dans le royaume franc de Jérusalem sont concentrées dans les villes de la côte : Tyr, Acre, Césarée et Ascalon, centre commercial important. Les villes de l'intérieur ne comptent que peu de Juifs.

Les Croisés, dont le nombre n'a jamais dépassé 30 000, n'ont pas contribué à changer le caractère de la population. Les deux siècles de lutte entre Chrétiens et Musulmans pour la conquête de la Palestine n'ont eu qu'une conséquence : l'appauvrirent de la population juive qui y habitait.

À l'époque des Croisés, il n'existe pas de nom pour désigner la Terre d'Israël. Le pays était divisé en trois districts administratifs : Safed, Gaza et Damas.

En 1260, une invasion mongole provoque la fuite des habitants de Jérusalem. Lorsque les Mamelouks, une dynastie qui régnait sur l'Égypte et la Syrie entre 1250 et 1517, parvinrent à battre les Mongols à Ein-Harod en 1291, Jérusalem et tout le pays passent sous leur contrôle jusqu'à la conquête ottomane en 1516.

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Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Steph1978


Lorsqu'un pays est touché par le chômage, comment veux-tu qu'il accepte encore plus d'immigrés.
Pratiquement tous les pays européens commencent à fermer leurs portes.

Une autre raison pour refuser d'autres immigrés ; Au train où vont les choses, les industries qui sont installées en France quittent l'hexagone pour des pays où la main-d’œuvre coûte peu chère. Donc beaucoup de chômage en perspective !

Entre nous soit dit, je souhaiterai plus que nous aidions tous ces pays à cultiver leur terre, à développer leur économie en développant des industries. Qu'ils fabriquent par exemple leurs objets artisanaux à grande échelle, les Européens et les autres en sont friands !


Ancien utilisateur
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Feuj159

Il ne ce rendirent pas en Egypt a cause de la famine mais parceque Yossef etait le premier ministre . A la base c'etait les frere de Yossef qui devait aller en egypt prendre de la bouffe et revnire en Eretz Israel mais comme ils on retrouver leurs frere qu'ils avait vendu et que leur pere croyai mort et en plus qu'ils etait premier ministre... .


__________________Tout à fait, il était aprés pharaon le 1°Homme de l'Empire, car comme il a été le seul à expliquer au pharaon ses rêves, le pharaon l'a mis chef aprés lui afin de tout mettre en oeuvre pour empêcher son peuple de mourrir de faim, donc on voit que D.ieu béni l'Egypte par le biais de Yoseph, et même pharaon lui même donne Gochen aux juifs afin qu'ils y résident car les Egyptiens ne se mélangaient pas avec les étrangers!!! Mais ce pharaon était un homme juste.....ce qui nous manque un peu dans la politique actuel, et Joseph un 1° ministre digne ce qui nous manque aussi je dirai, car il a oeuvré pour un pays ou il a souffert quand même!!
Par contre je souligne que beaucoup d'Egyptien savent que Joseph a été 1°ministre de leur pays et les bénédictions qu'il y a eu.
Et il na faut pas oublié que deux tribus d'Israël sont à DEMI EGYPTIEN, les deux fils de Joseph avec sa femme égyptienne, Manassé & Ephraim donc ou est le malaise de la part de l'Egypte de prendre partie contre les juifs en sâchant qu'ils risquent de la même vouloir détruire une partie d'eux même???
OUI steph il faut connaitre l'histoire en entier pour pouvoir se donner une idée des choses!!

De plus il ne faut pas oublié que les Egyptiens déjà à l'époque ont eu peur de cette forte démographie des juifs et pour celà ils les ont mis en esclave afin de faire valoir leur puissance car ils se sont senti en minorité par rapport aux juifs!!!
Donc EST CE QUE NOUS DEVRIONS FAIRE DE MEME??? mettre les peuplades trop importantes en terre d'aceuil en esclavage comme le fit le pharaon de l'époque et les autres pharaons suivants pendant 430 ans????

N'est il pas plus civilisé de mettre en place un système d'imigration controlée??? que de se résoudre à l'esclavage ou de finir par disparaitre au milieu des peupledes immigrantes???
Steph OUI avant de donner son avis, il faut avoir tous les détails sur l'histoire...............

Si les Egyptiens avaient éte un peu moins nombriliques ils auraient pu trouver une autre solution de style
"Hé les mecs prennez vos clicks et vos clakcs et cassez vous de notre pays retournez chez vous autrement ça risque d'aller mal!!
Ou "Bon vous restez plus dans notre pays vous viendrez bosser sous contrat, mais retourner dans votre pays natal!!

Mais malheureusement avant les gens ne se prennaient pas le chou à des discutions inutiles, le plus fort avait raison!!!




Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

4EME PARTIE

LA CONQUETE OTTOMANE DE 1516 à 1917

Les Ottomans, comme tous les conquérants étrangers, n'eurent pas non plus de nom pour désigner la Terre d'Israël. Ils divisèrent le territoire en cinq districts administratifs, qu'ils relièrent à la province de Damas. Soliman II le Magnifique, sultan ottoman entre 1537 et 1541, fait réparer et reconstruire les remparts et les portes de Jérusalem et restaure la citadelle de David. Puis, il fait construire des fontaines publiques pour assurer l'approvisionnement en eau de la ville.

À ce moment là, l'empire ottoman comptait 24 provinces (Vilayets). Les Juifs et les Chrétiens étaient soumis à de lourde taxes (capitation) ; cependant ils étaient libres de gérer les affaires de leur communauté.


1492 : EXPULSION DES JUIFS D'ESPAGNE

En 1492, les Juifs exilés d'Espagne, et un peu plus tard les Juifs du Portugal, transitent par Livourne, en Italie, pour ensuite se disperser à travers l'Empire ottoman : à Tunis aussi bien qu'à Smyrne (Izmir), à Salonique et à Alep, où ils sont connus sous le nom de « Frankos », ou « Juifs Francs » (même signification pour le patronyme Franco en Espagne).

Après un long et périlleux voyage, de nombreux Juifs exilés d'Espagne parviennent à atteindre la Palestine, renforçant ainsi les communautés déjà existantes de Jérusalem, Tibériade, Gaza, Hébron et particulièrement Safed. Au 16e siècle, Safed devient un centre économique et culturel Juif important en Palestine ; sa communauté juive est estimée à l'époque à 15 000 membres. La proximité de Damas et de Beyrouth permet aux habitants de Safed d'échanger avec les habitants de ces deux villes du grain, des vêtements et des ustensiles pour la maison, alors que la soie et la laine qu'ils exportent passent par le port de Salonique.

Vers 1563, les Juifs fondent la première imprimerie du Proche-Orient et prennent l'hébreu pour langue nationale

L'arrivée de ces Juifs d'Espagne en Palestine n'est pas sans provoquer des frictions intercommunautaires. C'est que leur arrivée influe sur les anciennes communautés juives romaniotes restées en Israël depuis l'occupation romaine et byzantine. Les Sépharades amènent avec eux leurs coutumes, leur langue (le judéo-espagnol ou ladino), un habillement différent, des prières et des règles communautaires (takkanot).

À cette époque, la population juive de Palestine comprenait des Juifs connus sous le nom de romaniotes, qui étaient les descendants des Juifs resté en Terre d'Israël depuis l'époque de Byzance, des exilés juifs espagnols, et des immigrants Ashkénazes, Juifs venus d'Europe centrale. La population Juive en Israël a pu prospérer jusqu'à la fin du 16e siècle. Après la mort de Soliman le Magnifique en 1566, la Palestine est laissée à l'abandon durant plus des trois siècles.

Les successeurs de Soliman le Magnifique font régner en Palestine la corruption à tous les niveaux de l'administration et de l'armée. Vers la fin du 16e siècle, Safed et la Galilée périclitent et les Juifs restés sur place se regroupent à Jérusalem, Hébron et Gaza.

À cette situation, suit un profond déclin de la population en Palestine dû à l'absence de droits et d'une politique socio-économique, ainsi qu'à la décentralisation de la perception des impôts. Les collecteurs locaux d'impôts ont intérêt à extorquer les taux les plus élevés afin d'en tirer de larges profits ; dès lors, de nombreux villageois abandonnent la terre aux nomades, les besoins des villes en marchandises agricoles ne sont plus satisfaits, le commerce décline et la population des centres urbains finit par décroître rapidement. C'est l'époque où la plupart des Juifs en Israël doivent être aidés par la « halouka », argent envoyé par la Diaspora. Malgré ces difficultés, le retour des Juifs en Terre d'Israël (Palestine) ne s'arrête pas.

En 1700, Rabbi Judah he-Hassid conduit un groupe de 1 500 juifs de Pologne à Jérusalem. En 1777, le Hassid Rabbi Menahen Mendel, de Vitebsk en Biélorussie, s'établit à Jérusalem avec 300 de ses disciples venant d'Ukraine, de Lithuanie et de Roumanie.

Incapables de payer les lourds impôts exigés par les Turcs, les Ashkennazim se voient interdire de séjourner à Jérusalem. La plupart vont s'installer dans les trois autres villes saintes d'Israël : Safed, Tibériade et Hébron. Mais certains d'entre eux parviennent à demeurer à Jérusalem, déguisés en Sefardim, vêtus à l'orientale. Ce n'est qu'un siècle plus tard, dans les années 1820, que la communauté ashkenaze réussit à se réinstaller à Jérusalem.

C'est à partir du 18e et du 19e siècle, sous le régime ottoman, que s'instaure dans toutes les régions de la Palestine un régime fondé sur l'insécurité et l'oppression. Cette époque est caractérisée par des infiltrations de tribus arabes qui se livrent au pillage, et par des luttes intestines au niveau des alliances locales.

Par conséquent, le nombre de villages est réduit environ de moitié. La population de la Palestine connaît un certain déclin au début du 19e siècle ; elle ne compte probablement pas plus de 250 000 personnes. Elle est formée de communautés et nationalités différentes, dont moins de 200 000 Arabes, pour la plupart nomades et sans aucune idée de patrie.

Les conditions générales de vie en Palestine allant en s'aggravant au début du 19e siècle, la population totale avait diminué à 54 000, dont 10 000 Juifs.

Pour comprendre les causes de cette baisse de la population juive en Palestine au début du 19e siècle, on peut se rapporter à une série de constats qu'un jeune Juif roumain du nom de Israël Joseph Benjamin (Benjamin II) fit d'un voyage en Palestine à cette époque :
Source : Cinq années de voyage en Orient, Paris,1856.

1 - L'autorité de l'État ottoman, autorité non juive, ne comporte pas de droit de décision pour les Juifs, mais uniquement des obligations d'exécution.

2 - Les Juifs ne jouissent d'aucune garantie légale. La Loi est remplacée par les ordres des Pachas et des Cheiks. Seul avantage pour les Juifs de Jérusalem : la présence des Consuls européens, à partir de 1838 seulement.

3 - Le taux des impôts n'est jamais fixé publiquement, mais établi arbitrairement par les Cheiks ; la perception des impôts se fait avec une rapacité inouïe.

4 - Aucune protection de la propriété ; les Juifs ne peuvent pas se plaindre d'avoir été victimes d'un vol ou d'un pillage ni en indiquer l'auteur qui se vengerait cruellement.

5 - Leur vie est aussi à la merci du caprice du premier venu.

6 - Une misère extrême et générale ronge la population juive de Palestine, comme le faisait autrefois la lèpre. Privés des ressources qu'offrent l'agriculture et le commerce, ces infortunés ne vivent que des offrandes de leurs confrères de la Diaspora.

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5EME PARTIE

AMELIORATION DU STATUT LEGAL ET POLITIQUE DES JUIFS DANS L'EMPIRE OTTOMAN

C'est seulement en 1839 qu'a commencé à s'améliorer dans l'Empire ottoman le statut légal et politique des Juifs, avec la publication d'un firman (décret royal) annulant la capitation. Avec l'engagement grandissant des puissances occidentales dans l'Empire ottoman, les Juifs parviennent à obtenir, au milieu du 19e siècle, un statut d'égalité civile et légale avec le reste de la population. Il en résulte de meilleures conditions de vie qui font, en 1840, augmenter la population de la Palestine à 70 000, dont 10 000 juifs.

Grâce aux activités politiques de personnalités telles que Sir Moïse Montefiore d'Angleterre qui, en 1840, alla plaider à Istanbul devant le Sultan pour mettre un terme à une accusation de meurtre rituel à Damas, et Adolphe Crémieux, en France ; grâce aussi à la contribution d'organismes comme l'Alliance israélite universelle française et l'Agoudat Ahim anglaise, les Juifs obtiennent un statut d'égalité dans l'Empire ottman.

C'est seulement en 1838 que s'établi le consulat de Grande-Bretagne à Jérusalem, suivi cinq ans plus tard par les consulats de France et de Prusse, puis par ceux d'Autriche et d'Espagne.

En 1845, la population de Jérusalem comptait 15 510 habitants, dont 7 120 Juifs, 5 000 Arabes musulmans et 3 390 Chrétiens.

En 1865, le Consulat britannique à Jérusalem indiquait que la population de Jérusalem était de 18 000 habitants, dont 9 000 Juifs.

De 1865 à 1914, la population de Jérusalem passe à 80 000 habitants, dont 50 000 Juifs, soit près des deux tiers de la population de la ville.

Dès la fin du 19e siècle, Jérusalem comptait déjà 60 quartiers juifs dont les habitants arrivaient d'Irak, du Yémen, de Perse, de Bukhara, du Kurdistan, de Georgie, de Daghestan, d'Alep, de Damas, d'Égypte, d'Europe orientale, d'Angleterre et des États Unis.


TEMOIGNAGE DE PALESTINE

En 1867, l'écrivain Mark Twain visita la Palestine. Il décrit une région désolée dont le sol est suffisamment riche mais abandonné aux mauvaises herbes - une morne et silencieuse étendue. La désolation présente est telle que l'imagination la plus fertile ne pourrait gratifier ce paysage d'un semblant de vie ou de mouvement. Nous n'avons pas vu un seul être humain sur notre trajet. À peine ça et là un arbre ou un caroubier. Même l'olivier et le cactus, derniers amis des sols pauvres, semblent avoir déserté ce pays. Aucun peuple ne l'a considérée comme sa terre, son pays. Elle n'est plus qu'une province lointaine, pauvre et perdue, livrée à des nomades. Les forêts ont disparues, les villes tombent en ruine et pendant des siècles pas une ville nouvelle n'y sera construite. Par qui et pour qui le serait-elle ?
Source : Les innocents à l'étranger.


EN 1913, LE RAPPORT DE LA COMMISSION ROYALE SUR LA PALESTINE DU GOUVERNEMENT BRITANNIQUE INDIQUE :

« La route menant de Gaza aux régions du Nord n'est qu'une piste tout juste bonne pour les transports à dos de chameau ou d'âne. Aucun oranger n'y pousse et l'on n'y voit aucun vignoble ou verger avant le village de Yabna (Yavné). Les maisons ne sont que des cases sans fenêtre. Les charrues sont en bois. Les conditions sanitaires des villages sont affreuses. Il n'y a pas d'écoles. La côte Ouest est presque désertique. Il y a peu de villages dans cette région. »

Des siècles d'occupations étrangères avait fait de la Terre d'Israël (Palestine) une terre faiblement peuplée, peu cultivée et négligée, parsemée de collines rongées par les sables de déserts hostiles et de marais où sévissait la malaria. Son système séculaire d'irrigation désagrégé, ses forêts disparues.

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6EME PARTIE

EN 1931, LEWIS FRENCH, NOMME DIRECTEUR DU DEVELOPPEMENT DE LA PALESTINE PAR LE GOUVERNEMENT BRITANNIQUE ECRIT :

« Le pays est peuplé de fellahin vivant dans des bâtisses de boue séchée et souffrant d'une malaria endémique. De grandes parties du pays ne sont pas du tout cultivées. Les fellahin sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. »

Vers 1870, 70 000 immigrants Juifs viennent en Palestine pendant la première alyah, mais seulement la moitié supporte les conditions extrêmement difficiles qui les attend et y reste. La majorité de ces derniers se dirige vers les villes de Jaffa, Haïfa et les nouveaux faubourgs de Jérusalem. Seule une minorité, comprenant les membres du mouvement Bilou, symbole de la première alyah, associé à l'idée du retour en Palestine et du retour à l'activité agricole, fonde de nouvelles colonies.

C'est le baron Edmond de Rotschild (1845-1934) qui va leur apporter secours. Il envoie des experts en agriculture qui introduisent de nouvelles cultures (thé, coton et tabac), qui les aide à améliorer leurs méthodes de travail et de gestion et à établir une base d'exploitation agricole sur les plantations d'agrumes dans les moshavot.


1891 : PREMIERE OPPOSITION DES ARABES DE PALESTINE

Cent dignitaires arabes représentant la minorité arabe de Jérusalem envoient une pétition aux autorités turques pour leur demander d'interdire l'immigration juive et la vente de terres aux Juifs.


1904-1914, DEUXIEME ALYAH EN ISRAEL

Cette nouvelle vague d'immigrants est composée de Juifs ayant quitté la Russie après les pogroms de 1903 et 1905. Tout comme leurs prédécesseurs, la plupart se dirigent vers les villes, mais une minorité cherche à créer en Palestine une société idéale qui intégrerait les idées de renaissance nationale et de révolution sociale selon les principes sionistes et socialistes.


LE NATIONALISME ARABE AU PROCHE-ORIENT

L'impact des mouvements nationalistes européens au début du 20e siècle s'étend jusqu'aux intellectuels arabes du Moyen-Orient, de sorte qu'au moment où un nouveau nationalisme Juif se manifeste en Europe, en Orient se développe un nationalisme arabe.

En prenant pieds en Palestine, le sionisme vise à restaurer la patrie que l'on avait retirée aux Juifs, alors que les nationalistes arabes voient dans l'établissement sioniste un corps étranger faisant obstacle à l'unité arabe.

Avant la Première guerre mondiale, deux différents groupes prennaient place dans le mouvement nationaliste arabe. Un courant était favorable à l'autodétermination à l'intérieur de l'Empire ottoman, tandis que l'autre voyait une nation arabe indépendante. Règle générale, les Arabes demeurant en Palestine qui montraient un intérêt pour le nationalisme arabe étaient dans le courant pro-ottoman.


1897, APPEL LANCE AUX JUIFS PAR THEODOR HERZL

Le premier Congrès Sioniste réuni à Bâle approuve la création de l'Organisation Sioniste Mondiale, Sion désigne selon la tradition, Jérusalem et la Terre d'Israël.


LA PROPRIETE DES TERRES EN PALESTINE, 1914-1918

Les terres de Palestine ruinées par des siècles de négligence étaient faiblement exploitées par des paysans misérables au service de grands propriétaires turcs. Ces derniers possédaient environ 30 % du territoire de la Palestine, 70 % du territoire restant appartenait au Sultan de Turquie (terres domaniales)

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