Se mefier des medecins Russes!

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Diplômes à vendre en Russie
L’enseignement n’échappe pas à la corruption qui mine tout le pays. Etudiants, professeurs et administration profitent de ce juteux marché.
Lorraine Millot
QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008

Anna (1) est médecin, jeune diplômée d’une université de Moscou dont elle garde un bon souvenir : «Dans notre institut, le système est le suivant : un étudiant s’occupe du latin, un autre de la thérapie, un troisième de la physique… Tu leur apportes l’argent, et ils transmettent aux professeurs…» Pour une note à améliorer ou un examen de fin de semestre, le tarif est généralement de 100 à 150 dollars (65 à 97 euros). «Moi par exemple, j’ai payé pour les examens de physique, avoue tranquillement ce toubib, comme si elle exposait une chose très banale. Je suis allée voir Kolia. Il m’a dit : 150 dollars. J’ai donné l’argent, sans poser de questions. Dans ces cas-là, moins on pose de questions, mieux c’est.» Anna, qui exerce aujourd’hui dans un grand hôpital de Moscou, se confie d’autant plus librement que beaucoup d’autres font bien pire. Sur Internet, des centaines de sites aux noms prometteurs tels que Happystudent ou Superdiplom vendent directement les licences, de n’importe quelle faculté. Inutile de sortir de chez soi pour devenir juriste, ingénieur, architecte ou médecin : les diplômes sont livrés à domicile.

Sur le site Doconline.ruceux des grandes écoles sont proposés jusqu’à 31 000 roubles (843 euros). Avec en prime, quelques considérations morales. «Chacun est maître de sa vie, de son destin, acheter un diplôme ou un certificat en est bien la confirmation», lit-on sur le site. Vladimir Poutine a supprimé l’obligation faite aux établissements d’enseignement supérieur d’admettre gratuitement au moins 50 % de leurs étudiants - de fait, plus de la moitié des étudiants russes doivent maintenant payer leurs études, de façon tout à fait officielle -, plaide le site. Le raisonnement est parfait : quitte à payer, autant payer pour ne rien faire…

«Nous livrons par courrier»

Au téléphone de Doconline, c’est une voix d’homme posée qui répond. «Quelle spécialité voulez-vous ? s’enquiert-il. Médecine générale ? Ce sera 27 000 roubles [735 euros]. Comptez un ou deux jours. Nous livrons par courrier, vous payez à la réception.» N’est-ce pas un peu risqué tout de même ? Au bout du fil, l’homme a l’air très sûr : «Nos diplômes sont imprimés sur papier officiel. Et nous avons huit ans d’expérience. Grâce à nous, médecins et infirmières ont déjà trouvé du travail, ouvert des cliniques…» Serait-il possible d’obtenir un diplôme vraiment établi par une université de médecine ? «Oui, mais cela vous coûtera environ 20 000 dollars [12 933 euros]», répond l’homme. Pourquoi si cher ? La réponse fuse: «Mais vous croyez vraiment qu’une faculté vous ferait un diplôme pour 27 000 roubles ? Savez-vous combien paient les gens rien que pour entrer à l’université ?»

L’enseignement russe est devenu un grand marché, où tout s’achète, tout se vend, des certificats de fin d’études secondaires aux places à l’université et jusqu’aux diplômes de grandes écoles. Même l’enseignement «gratuit» devient «payant», dénonçait le président Poutine, à son arrivée au pouvoir en 2000. Huit ans plus tard, étudiants et professeurs reconnaissent, à mots couverts le plus souvent, que la corruption n’a fait que s’aggraver. Au point que 77 % des Russes disent que les enseignants demandent «très souvent» ou «assez souvent»des pots-de-vin, selon l’institut de sondage Levada. «Dans les classements des pays les plus corrompus du monde, nous sommes maintenant quelque part entre le Pakistan et le Cameroun, relève Sergueï Komkov, président d’un Fonds russe pour l’éducation. La corruption est un chancre qui ronge toute la société russe.»

Dmitri Medvedev, le nouveau président russe qui a pris ses fonctions le 8 mai, a juré de faire de la lutte contre ce fléau une priorité. Sans dire encore comment il remettra de l’ordre dans l’enseignement. Devant l’entrée du MGIMO, une des grandes écoles les plus prestigieuses de Moscou, qui forme diplomates et hommes d’affaires de toute l’ex-URSS, les numéros de téléphones de sociétés proposant diplômes ou exposés clé en main sont peints sur les lampadaires. Au premier numéro, un homme se fait un plaisir de proposer ses services : «Oui, nous pouvons rédiger votre mémoire de fin d’études. C’est 17 500 roubles [476 euros], pour un travail faisant jusqu’à 100 pages. Nos mémoires sont réalisés par des enseignants de grandes universités de Moscou. Nous livrons le texte en deux ou trois semaines. Si votre enseignant vous demande des corrections, nous les effectuons. Nous avons l’habitude. C’est sans risque. Cela fait six ans que nous travaillons pour le MGIMO.» Une autre de ces firmes (Kupit-diplom.ru) se targue de «relations» avec le MGIMO et assure pouvoir fournir un «vrai» diplôme, établi par l’école même, pour 17 000 dollars [10 990 euros]. A la question de la moralité, une autre firme encore (Diplom-sale) répond : «On se sent toujours mal à l’aise la première fois que l’on fait quelque chose, que ce soit faire un enfant ou acheter un diplôme… C’est normal…»

«Ce sont des bandits»

De leurs fenêtres, les dirigeants du MGIMO peuvent voir ces numéros de téléphones offrant pour quelques milliers de roubles ce que leurs étudiants sont censés apprendre chez eux. Mais ils y prêtent à peine attention. «Que voulez-vous faire ? Ce sont des bandits… Si nous appelons ces numéros, ils pourront toujours dire que c’est une blague, explique Artiom Malguine, assistant du recteur. Nous n’essayons même plus de nous battre. C’est aux forces de l’ordre de s’en occuper.» A en croire de nombreux témoignages, de professeurs et d’étudiants, la corruption est loin pourtant d’épargner cette prestigieuse école, partenaire entre autres de Sciences-Po, en France. «Au MGIMO, personne ne vous dira la vérité, avertit un professeur de langue. Mais je peux vous dire que l’administration de l’école est totalement corrompue. Et cela ne fait qu’empirer chaque année.»

Lors des examens d’entrée, en juillet, les simples professeurs comme lui ne peuvent même plus entrer dans les locaux, leur carte d’accès est bloquée. «Je ne dis pas que l’argent circule ouvertement au MGIMO, précise-t-il. Personne ne vous propose directement une enveloppe avec des billets. Les choses se font de façon beaucoup plus civilisée : les parents s’entendent avec l’administration. Certains étudiants ne passent ainsi l’examen d’entrée que pour la forme. Leurs noms sont d’avance sur la liste des admis.» Un autre enseignant raconte avoir été contacté par un dirigeant du MGIMO, lui demandant s’il ne pourrait pas aider à recruter des étudiants fortunés, prêts à payer jusqu’à 15 000 dollars [9 700 euros] pour une place dans cette vénérable école. «On me proposait une commission de 10 % par recrue, confie-t-il. Si vous trouvez dix étudiants, ça vous fera plus de 10 000 dollars [6 467 euros], ont-ils tenté de me convaincre.»

Même dans cette école de l’élite russe, les salaires des enseignants restent dérisoires, souvent moins de 500 euros, et les tentations sont grandes de compléter, de-ci, de-là. «Tous les profs du MGIMO donnent des cours particuliers, facturés de 70 à 100 euros pour 1 h 20 de cours, reprend le professeur de langue. Pour un peu d’argent facile, il suffit de donner de mauvaises notes et suggérer ensuite aux élèves de prendre des cours de rattrapage…»

Dans son bureau, encombré de sacs cadeaux, l’assistant du recteur prend de haut tous ces ouï-dire. A l’en croire, la corruption s’arrêterait précisément aux portes du MGIMO : «Nous avons plutôt un souci avec les certificats de fin d’études secondaires, explique Artiom Malguine. Pour lutter contre la corruption, nous avons été un des premiers établissements supérieurs à prendre en compte ces certificats pour l’admission dans notre école. Mais les notes en provenance de certaines Républiques du Caucase en particulier prêtent à suspicion : certaines Républiques affichent même des notes de russe supérieures aux régions où l’on ne parle que russe.» De fait, les certificats de fin d’études secondaires sont en vente «libre» sur Internet. On y propose aussi les réponses aux examens de la prochaine session 2008…

«Faire un cadeau»

Près d’un étudiant sur deux paie des dessous-de-table pour s’incrire à l’université, entre 2 000 et 10 000 dollars [1 294 à 6 467 euros] et jusqu’à 15 000 dollars [9 700 euros] pour des grandes écoles comme le MGIMO, estime Sergueï Komkov, président du Fonds de l’éducation. «Tout peut se faire maintenant dans les formes, par le biais de soi-disant cours préparatoires par exemple, qui servent essentiellement à verser régulièrement les pots-de-vin», explique-t-il. Cette «petite» corruption des étudiants n’est rien au regard des millions détournés par les hauts fonctionnaires de l’éducation, souligne-t-il : «Si les professeurs prennent si facilement 50 dollars [32 euros] par-ci, par-là, c’est aussi parce qu’ils voient au-dessus d’eux, comment les administrations détournent les budgets publics. Quand un fonctionnaire passe une commande de 100 millions de roubles [2,7 millions d’euros], il est courant qu’il s’entende avec un fournisseur pour qu’il lui en reverse jusqu’à la moitié.»

Il est encore possible d’étudier proprement en Russie, soulignent tous les professeurs et étudiants rencontrés. Un jeune syndicaliste enseignant, trop effrayé par le sujet pour oser donner son nom, raconte ainsi l’exemple d’un de ses collègues, à qui un étudiant voulait absolument «faire un cadeau» le jour de l’examen : «L’étudiant a tellement insisté que mon collègue a fini par prendre la bouteille et la briser sur la table, se souvient-il. Dans mon institut, je dirais que la plupart des professeurs sont honnêtes. Simplement, il y en a toujours qui acceptent l’argent, et les étudiants savent les trouver.» Personne ne dit rien car le système «profite à tous», confirme Mikhail Driomine, étudiant d’un institut technique d’Ekaterinbourg qui s’est battu, avec un certain succès, contre la corruption. «Sur plusieurs milliers d’étudiants, nous étions à peine une douzaine mobilisés, avoue-t-il.Aucun accident grave n’a encore été rapporté pour cause d’usage de faux diplômes de médecin, ingénieur ou architecte. Les scandales sont en revanche fréquents parmi les fonctionnaires, policiers en particulier, accusés de s’être fait embaucher ainsi. Pour minimiser les risques, l’agence Doconline, qui vend des diplômes de médecins, recommande de ne pas utiliser ses titres pour briguer des postes à trop lourde responsabilité.

(1) Le prénom a été modifié.

Ancien utilisateur
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ça ne va pas m'aider à combattre les préjugés que j'ai déjà sur les Russes.

Ancien utilisateur
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Enfin ce probleme se devoile en plein jour, que croyez vous , que bizarement tous nos medecins et nos infermieres sont russes ici en Israel. D abord ou sont passes nos purs sabarim? Rare les medecins sont francophones ou anglophones. Bizard non.

Ancien utilisateur
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il faut se mefier aussi des medecins turks, arabs, africains...mais surtout...les medecins juifs.

Ancien utilisateur
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Oui il faut demander leurs passeports au médecins dorénavant avant la consultation, et accesoirement leur demander de vous fournir leur arbre généalogique avant qu'ils ne vous touchent.


SUPER !!

Ancien utilisateur
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Metuka, ne croie pas les conneries de Muzouzulu...les medecins russes sont parfois les meilleurs du monde....et même les hommes d'etat en eretz sont pris en charge par eux...Comme Sharon avec Yanski.

Ancien utilisateur
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Helas libi, j en ai la preuve ts les jours des medecins et infirmieres russes non diplomes officiels.Je ne pense pas qu en France vous vous apercevez de cela car la plupart des docteurs sont en generals francais. Ici Tu nous trouvera une koupat holim sans que 90 % de doc et d infirmieres sont russes. Et le probleme c est que d abord ils te parlent en russe pour des questions et ensuite presque que l on devrai s escuser quon ne parle pas leur langue et la langue du pays c est l hebreu et non le russe.J en ai des histoires pleins des tiroirs. Je ne veux pas remettre ce sujet sur le tapis, mais ici les israeliens commencent serieusement a en avoir ras le bol d eux. Mais que faire ils sont la, aides par la sohtnout meme si 60 % d entre eux (pas tres sur du %) ne sont pas juifs et le revendiquent. Je precise que une de mes meilleure amie est russe, c est vrai qu elle est arrivee y a 20 ans environ, et qu elle est forminable, donc pas tous dans le meme pagnier quand meme.

Ancien utilisateur
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Metuka, prochain fois que t'es ici en france, ouvre un annuaire, et tu verras qu'il y a pleins des medecins, et pleins des chirugiens même qui ne sont pas du tt français....

Et à propos de la langue du pays....essaie de faire la comparaison entre l'hebreu et la russe....la russe est une langue dix mille plus utile que l'hebreu, et la russe parlé par bcp plus des personnes et contient que la logique.

Ancien utilisateur
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, donc pas tous dans le meme pagnier quand meme.


***d'accord là, mais pourquoi ajouter des statistiques? C'est la même chose!

Ancien utilisateur
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Libi5767

Posté le 13 Mai à 21:30
Metuka, ne croie pas les conneries de Muzouzulu...les medecins russes sont parfois les meilleurs du monde....et même les hommes d'etat en eretz sont pris en charge par eux...Comme Sharon avec Yanski.

------------Écoute Libi .... si tu continue à m'insulter de la sorte , je vais dévoiler ici même quelques choses ,que ce que Salomé M à découvert va être du poids chiche à coté ok?
De plus mademoiselle l Américaine Perse Russe ... cet article est tiré , est un copié collé d un article de Liberation et n'est pas '''mes conneries"" comme tu raconte

______Pour les autres , entendons nous bien , la médecine Russe est une bonne médecine , ils sont à la pointe de la chirurgie oculaire par exemple , mais la corruption mine le pays , la pauvreté , les bas salaires etc des fonctionnaires , profs ,médecins etc font que ils sont facilement ""achetable"" et donc ,les diplômes n'échappe pas à la règle !

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