Très jeunes mamans...et très jeunes papas

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

« Non, ce n'était pas planifié »,

lance Vicky quand on lui demande si elle voulait être enceinte. Une réponse commune à toutes les jeunes filles qui vivent une grossesse à l'adolescence.


En couple que depuis quatre mois, Vicky venait tout juste de se faire prescrire la pilule quand elle a appris qu'elle était enceinte. À trois ou quatre reprises, son copain et elle avaient « pris des chances » en n'utilisant aucun moyen de contraception. Ils étaient conscients des possibilités de grossesse et avaient discuté ensemble de la situation.

Pourquoi ne pas avoir pris la pilule du lendemain, lui demande-t-on ? « Je pensais que pour prendre la pilule du lendemain, il fallait déjà prendre la pilule », allègue-t-elle simplement. Pourtant, la pilule du lendemain est offerte sans ordonnance depuis déjà quatre ans ici au Canada.

Dans la même veine, le Collège des médecins annonçait récemment qu'une ordonnance d'anovulants pour une période de trois mois pourra dorénavant être remise aux adolescentes directement par l'infirmière de l'école . Si l'accessibilité aux moyens contraceptifs constitue un pas dans la bonne direction, bien des exemples rappellent l'importance de l'éducation et de la circulation de l'information.


« J'étais contente, mais craintive »,

dit Vicky lorsqu'on lui demande sa première réaction en apprenant qu'elle attendait un petit bébé. Les réactions familiales ont été inégales:

« Ma mère était contente, mais mon père a encore de la difficulté à l'accepter. Par contre, mes beaux-parents étaient tous deux très fachés. »

Vicky, 15 ans, poursuit son cours secondaire alors que son conjoint, Éric, 18 ans, vient de réussir son équivalence de cinquième secondaire scolaire. Lui veut devenir électricien diplomé, et elle aimerait être secrétaire.

Après avoir appris qu'elle attendait un enfant, Vicky est allée consulter. Une rencontre a eu lieu avec une travailleuse sociale pour les faire réfléchir sur la possibilité de poursuivre ou interrompre la grossesse. En sortant de la rencontre, le jeune couple avait décidé d'opter pour l'avortement. Mais une fois arrivée à la maison, Vicky a voulu prendre son bain et en voyant son ventre, elle s'est mise à sangloter.

« Je l'aurais eu sur la conscience toute la vie. J'aurais pensé, tiens il aurait eu un an, deux ans, etc. »

La grossesse a changé bien des choses dans leur style de vie.

« Avant je consommais, j'étais droguée, je n'allais pas à l'école. J'ai arrêté la drogue et l'alcool avant de tomber enceinte, mais ce qui a été le plus difficile, c'est d'arrêter de fumer la cigarette. Jamais je ne retournerais dans ce mode de vie là, car je me suis aperçue que cela ne menait à rien. »

La stabilité de leur couple et leurs projets d'avenir communs ont pesé lourd dans la balance de garder le bébé.

« Mon chum est gentil, il prend soin de moi, il met sa main sur mon ventre, il parle au bébé »,

Le petit bébé est attendu aux alentours du 27 septembre.

Vicky et Éric envisagent l'avenir avec sérénité et se sentent prêts pour l'aventure de la famille. Ils rêvent déjà de faire du camping, du plein air et diverses activités avec le bébé. Au nombre de leurs projets, ils aimeraient se marier lorsqu'ils auront trouvé un emploi et avoir un autre enfant dans quelques années.

Jessy maintenant:

Jessy, maman de Rosalie, 10 mois, est devenue enceinte à 15 ans. Si ses parents ont été surpris par la nouvelle, ils l'ont laissée libre de prendre sa décision. Ses beaux-parents, eux, auraient souhaité un avortement.

Grâce au support moral et financier de sa mère, Jessy a réussi à surmonter les premiers jours, qui ont suivi l'accouchement.

« Mon chum continuait à sortir, il n'a pas changé son style de vie et j'ai décidé de le quitter. Je suis maintenant en appart, dans un HLM, avec ma fille ».

« Quand t'es assez vieille pour avoir des relations sexuelles, t'es assez mature pour vérifier les moyens de contraception »,

prétend Jessy.
Depuis l'âge de 13 ans, elle prenait la pilule, même si elle n'a commencé à être sexuellement active qu'à 14 ans.

« J'ai souvent oublié la pilule ou je l'ai mal prise », avoue-t-elle.

Appréciant la vie nocturne et les sorties dans les bars, elle affirme néanmoins qu'elle était rangée et n'avait pas de problème de consommation d'alcool ou de droques. Au départ, elle ne voulait pas avoir d'enfant, mais le sort en a voulu autrement.

« Ce que je trouve le plus difficile, c'est la relation avec le père (de son bébé) »,

avoue la jeune femme.

Armée de son deuxième secondaire scolaire, Jessy aimerait éventuellement poursuivre ses études pour décrocher l'équivalence du cinquième secondaire scolaire et s'enligner vers une carrière de décoratrice intérieure. Son grand rêve est de pouvoir acheter une petite maison afin que sa fille puisse avoir sa propre chambre.

A méditer et à débattre ensemble.

bises
@+

Naha









Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Ah bon ? On est obligés ?

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Est-ce que c'est un paidoyer contre l'avortement ? Pour inciter les jeunes filles qui tombent enceintes à garder leur bébé ?
C'est une telle responsabilité un enfant, pendant 3 ans tu ne vis pas : tu es bloquée à la maison tous les après midi pour la sieste, alors le camping ! elle va le brancher où son stérilisateur de biberons ? elle va prendre sa petite baignoire, son lit parapluie, sans oublier une bonne provision de couches qui vont aller empuanter les poubelles une fois usagées ? Bon courage, mais c'est sans moi !

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Des parents trop jeunes vont surement accumuler les bourdes et être perdus dans l'éducation de leurs enfants.

Comment peut on raisonnablement s'occuper d'un enfant et l'éduquer alors qu'on est presque encore enfant ?

Tout cela revient le plus probablement aux parents des jeunes parents qui se retrouvent soudainement avec des petits enfants à surveiller de près.


Pour ne pas avoir d'enfants trop tôt, je prônerais l'abstinence... Diablotin

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Quand elle aura 45 ans, son fils aura 30 ans

ca craint keu meme...

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Ca me fait d'avoir des enfants. Quand je vois les mômes de 15ans, j'ai peur de ne pas savoir les éduquer correctement, que ma fille devienne une petite p****** ou que mon fils ne respecte aucune autorité, ou qu'ils se droguent, qu'ils boivent( comme une de mes meilleures amies qui boit plus que de raison) ou qu'ils volent, qu'ils ratent leurs études ou leurs formations, qu'ils attrapent des maladies mortelles, ou qu'ils naissent avec des maladies, qu'ils aient des accidents, qu'ils soient agressés.

C'est pour ça qu'à chaque fois qu'on a parlé d'enfants sur les forums, j'ai dit que je n'en voulais pas.

Je travaille sur un autre site juif en ce moment avec une tranche d'âge d'environ 14-17ans, je suis modératrice sur les forums et je m'occupe d'animer la radio qui y est affiliée et pour que les gens puissent s'y exprimer, les animateurs viennent sur le tchat et c'est souvent qu'il y a des insultes qui fusent ou des excès.

Quand j'entends ce que l'on dit sur une des jeunes filles de 15ans qui est une habituée du tchat, ca me fait terriblement peur qu'on puisse un jour dire ça de ma fille ou qu'elle puisse se comporter ainsi.

Je sais que vous allez me dire, si tu les éduques bien, il n'y a pas de raisons que cela arrive mais comment bien les éduquer?

Et si un jour je venais à mourir, qui s'occuperait d'eux(de mes futurs enfants)?

Si quelqu'un a les réponses à mes questions, ca m'aiderai un peu.

(Nath2 et toutes les autres mamans du site, à l'aide!!!!!!!!)

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

On peut pas tout prevoir, la vie est comme ca et c'est ce qui fait son charme. Lorsque j'ai eu mon accident mes parents étaient effondrés et pourtant la vie continue!! Si tu dois avoir des pépins tu les auras c'est comme ca! Mektoub

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Tris,

avant je pensais un peu comme toi, et puis un jour j'ai fait un rêve, je disais à mon prof de danse africaine (habillé comme un grand mystique) :
"comment pouvons nous faire des enfants dans ce monde, alors qu'il est odieux ?"

et il m'a répondu :
"justement, il ne faut pas attendre que le monde soit parfait pour faire des enfants, ce sont nos enfants qui vont réparer le monde".

Je me suis réveillée en souriant, et depuis ce jour je n'ai plus eu peur.

Tous les accidents de la vie que tu dénonces pourraient t'arriver à toi aussi : si tu penses à ça, tu ne vis plus, tu ne sors même pas de chez toi de peur de te faire écraser, violer agresser...
Bien sûr qu'on peut râter l'éducation de ses enfants, leurs fréquentations les feront peut-être complètement déraper, mais il restera au moins l'amour, pendant toutes ces années, ces petits instants d'amour partagé qui font du bien à l'âme.

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Tris je ne suis pas mère, mais je pense que tes angoisses sont partagées par nous toutes, celles qui n'ont pas encore l'expérience de la vie de couple et d'engagement vis à vis d'un bébé.

Néanmoins je pense que lorsque tu auras ton bb dans tes bras, tu sauras ce que tu voudras pour lui et tu t'engageras dans une certaine voie.
Soit une éducation libérale, mais là ca m'étonnerait étant donné que tu en connais déjà les résultats (chaque jour devant toi), ou une éducation où l'on y mêle les valeurs humaines, l'amour et la compréhension mais dans un cadre assez stricte quand même.

(au fait il y a un animateur dans la radio où tu travailles qui nous endors... il a une voix plate et sans punch, bon c'est vrai que je l'ai écouté une fois, je pensais tomber sur toi... LoL mais bon)

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Oui mais quand j'y pense j'ai mal à l'estomac

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