La valeur de la vie...

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SOURCES : Rav Benchetrit
LIEN : http://www.ravbenchetrit.com/telechargez.htm



La valeur de la vie

La Paracha de Chémot au début nous explique que Pharaon, face à la multiplication du nombre des Bnei Israël , décida d'organiser une réunion en vue d'élaborer un plan d'extermination . Ses conseillers étaient alors: le prophète Bilaam, Yov (Job) et Yithro.
La réaction de chacun fût spécifique et détermina leur avenir:

-Bilaam s'empressa de donner des conseils pour la perte des Bné Israël , et plus tard, mourût par le glaive.

-Yov se tût, préférant ne rien dire, mais vécut de terribles souffrances.

-Yithro s'enfuit, et eût le mérite que ses descendants siègent au grand Sanhédrin (plus haute autorité Rabbinique).

Les commentateurs s'étonnent: pourquoi Bilaam, qui parla, eût une mort « facile et rapide » alors que par ses conseils il fit beaucoup de mal ?
Pourquoi Yov qui se tût vécut des souffrances horribles alors qu'à priori, son acte semble moins grave que celui de Bilaam?

Pour répondre il faut dire que chacun selon sa perception de la vie et de la mort peut déterminer ce qu’ Hachem a voulu infliger à ces deux personnages:
Bilaam se voit enlevé la vie et Yov reste en vie mais traverse des souffrances horribles qui lui empoisonne la vie. Quel est le pire ?

La Guémara Kidouchin (80b) cite un verset:
"mà ithonen adam Haï?" (Lamentations 3.39) ,"de quoi se plaint un homme vivant?". C’est Hachem qui s’adresse à l’homme.
Rachi explique:"pourquoi un homme murmure sur tout ce qui lui arrive après toute la bonté que Je lui ait fait de lui avoir donner la vie et de ne pas l’avoir fait mourir!"
Hachem s’insurge : Comment un homme peut se plaindre de quelque chose dans la vie alors qu'il est vivant!

Cela ressemble à un gagnant du loto (400 milliards) qui, en sortant de l'établissement payeur, déchire sa veste et se plaint toute la journée d'avoir déchiré cette veste à 50 euros…Alors qu'avec 400 milliards il peut acheter le magasin entier!

Dés l'instant où un homme considère la valeur de la vie en elle même, il gagne une référence de base essentielle autour de laquelle il peut organiser les éléments périphériques de sa vie. Créer une hiérarchie des priorités indispensable à son équilibre.
La difficulté est que l'homme met longtemps à comprendre son statut exceptionnel d’être vivant par manque de projection.
On demandait à un homme toujours souriant comment faisait-il pour ne jamais faire la tête .Il répondit : « C’est une question de référence. Ma référence c’est Auschwitz , tout ce qui est mieux qu’une vie dans un camp de la mort me procure de la joie. Vous, votre référence c’est Beverly Hills donc tout ce qui en dessous cela vous angoisse. Donc toute votre vie vous angoisse. »

La projection permet de référencer notre problème entre une référence inférieure et une référence supérieure. Cela ne va pas régler nos problèmes mais cela nous permet de les aborder à leur taille réelle car ils sont à présent relativisés.
Il nous importe avant tout de sortir de nos problèmes. Or, la douleur nous y enferme alors que la référence nous en sort. La relativisation du problème nous permet de le gérer.

Un proverbe dit: "Quand tu as un géant devant toi, regarde bien si ce n'est pas l'ombre d'un pygmée…"
Nous sommes souvent impressionnés par du vent!
Mais dés que l'on a référencer la chose, elle prend une taille et une limite qui la rende beaucoup moins impressionnante. La hiérarchie est la loi de gestion de la taille. C’est la sensibilité que je porte sur mon problème qui fausse sa taille.
Cette tendance à déformer les proportions provient de la différence de nature des deux dimensions qui forment notre vie. Le monde intérieur et le monde extérieur.

Le problème est que le monde intérieur (le monde des idées et de la volonté)ne contient pas la notion de taille, de limite alors que le monde extérieur (celui de la réalité et de l’acte) l’a contient.
Cela tient du fait que le monde extérieur est celui de la matière. Que celle-ci a été crée et donc a un début et une fin dans l’espace et dans le temps. Ce qui est l’inverse du monde intérieur qui ne contenant pas la notion de limite peut développer la taille d’un problème à l’infini.
Grâce à ce principe on peut comprendre certains phénomènes comportementaux.
Pourquoi le fait d’exprimer mon problème me soulage et parfois va même le régler ?
Pourquoi j’arrive à gérer un problème chez un ami alors que lorsque je suis moi même touché par le même problème je n’arrive pas à m’en sortir ?
Tant que le problème est en moi il n’a pas de taille et s’étend à l’infini. Dés que je l’exprime, l’extériorise, il se crée une distance avec mon pôle émotionnel déformant et donc je peux gérer. De même, le problème de mon ami est extérieur donc je peux l’aborder rationnellement (loin de mon pôle émotionnel) et trouver une solution.
C’est le pouvoir de projection.
Un problème qui semble infini et insoluble quand il est contenu, Le fait de le projeter lui donne une réalité qui le définit et le délimite.

Dire qu'il y a pire que notre problème impose une hiérarchie qui nous fait sortir par le bas. Le verset en disant « De quoi se plaint un homme vivant » nous propose de sortir par le haut en disant;"il y a mieux que mon problème!". Ce mieux est le fait que l'on soit vivant!

Le verset dit:
Qu’Hachem me punisse mais qu'Il ne me donne pas la mort".

Un homme ne souhaite pas mourir. Et pourtant toute sa vie, il pense que la vie n'a pas de valeur jusqu'au jour de sa mort. Pourquoi a-t-il peur de mourir lorsqu'il est en danger de mort?
Avant de mourir, un homme perd son temps. Mais si un médecin lui dit qu'il lui reste un an à vivre, il va vivre intensément et à 100% chaque instant de vie qui lui est donné. Si le médecin ne lui a rien dit, il continue à perdre son temps.

Nous arrivons ainsi au paradoxe suivant: tant qu'un homme ne sait pas qu'il va mourir, il est mort…!

Or, si on attrape quelqu'un dans la rue pour l'étrangler, il s'exclame immédiatement:"laisse moi vivre!". Si on l'étrangle avec l'angoisse de la religion, il dira la même chose. Si on ne lui dit rien, il se laissera mourir…mais à petit feu, en tuant une heure, un mois, une année.
Un homme qui voit sa fin arrivée, est prêt à payer n’importe quel prix pour avoir quelques heures de plus à vivre alors qu’il en a gaspillé des milliers pour rien.
Mais pourquoi une heure à la fin de la vie n'a-t-elle pas la même valeur qu'au début ou qu'au milieu de la vie?

Imaginons qu'un homme connaisse exactement l'heure de sa mort, condamné par une maladie incurable. Imaginons que le représentant d'une grande institution de sondage vienne lui proposer de lui acheter ses deux dernières heures de vie.
Le malade s'écriera forcément:
"Mais je tiens à ma vie, laisser moi vivre", il voudra certainement accomplir quelques dernières volontés…
Nous ne sommes pas prêt à mourir pour x millions de francs à la fin alors que nous acceptons de mourir gratuitement au milieu de la vie.
En effets, ce sont des centaines d’heures qui sont gaspillées durant la vie . On dit bien « tuer le temps ». Pourquoi avoir peur de perdre quelque chose que l’on dénigre à des milliers d’occasions ?
La vie a la valeur que je lui donne.
Si je ne lui donne pas sa valeur véritable je la dilapide sans en être conscient. Et si la vie se définit par mon attachement à ne pas la gaspiller alors la mort est une acceptation tacite de la gaspiller.
Pour se sauver de ce piège de la mort lente, on doit garder à l'esprit la phrase suivante:"je veux vivre. N'importe quelle heure de n'importe quel jour est une partie de ma vie que je veux vivre à 100%". Tout ce qui sera en décalage avec cette référence nous incitera à nous défendre.
Il importe pour cela d'avoir une forte référence de vie.

Nous pouvons maintenant comprendre le Midrash (rapporté dans le commentaire Baalé Tosphot à la fin de la Parachat Vayigach) suivant:

Lorsque Pharaon rencontra Yaacov. Son visage paraissait si vieux qu'il lui demanda:
"quel âge as-tu?",
Yaacov lui répondit:
"Elles sont peu nombreuses et difficiles les années de ma vie". (Berechith 47.9)

C'était en quelques sorte une plainte de sa part. Sa vie fût en effet très difficile et troublée.
Le Midrash nous dit que Yaacov fut punit pour le fait qu’il se soit plaint et qu’on lui retira 33 ans de vie. Pourquoi 33 ? Parce qu'il y avait prononcé 33 mots.
Les commentateurs rapportent que le compte de 33 mots inclut les mots de la question de Pharaon!Pourquoi compter la question de Pharaon ?
Le Baalé Tosphot répond que le visage marqué de Yaacov ayant suscité la question, les mots de la question font partie de la plainte et doivent être comptés!

La plainte serait-elle interdite ? De plus, c'est Hachem lui-même qui envoie la vie difficile! Sommes nous responsables des marques que laissent sur notre visage les événements que nous traversons ?
Le visage est une fiche technique qui comporte tous les détails de notre vie.
Nos Sages ont dit:
"panim haré zé pnim","la face externe est la face interne". Les problèmes internes s'inscrivent sur la face externe.
Le visage de Yaacov suscitait la plainte intérieure révélée par la question de Pharaon. Malgré toutes les épreuves traversées, Yaacov n’aurait pas dû en conserver les traces.
Car l’empreinte de nos problèmes sur notre visage dépend de la façon que nous avons de les accepter, de les vivre.

Est ce que cela veut dire que personne ne doit révéler ses problèmes ? Mais pourquoi certains les exposent alors que d'autres les vivent en silence?
Il y a une telle variété de comportements dans la difficulté.
-celui qui est acteur permanent de ses problèmes et s’en sert de scénario de vie.
-celui qui ne se plaint de rien malgré ses graves problèmes
Les deux extrêmes avec au milieu toutes ces approches différentes.
De plus nous savons tous combien il est salutaire de faire sortir, d’exprimer son problème. Cela permet de l’accepter et de commencer à le solutionner.
Le problème n’est pas là mais plutôt dans ma manière de le concevoir, de l’accepter. De le considérer.
La Michna (au début du 9éme chapitre de Berachot) dit à ce propos:
"De même que l’on bénit (Hachem) pour le bien on (Le) bénit sur le mal".

Un juif doit être capable de dire "Baroukh Hachem" dans les bonnes comme dans les mauvaises situations car il sait qu'Hachem fait tout pour le bien.

Quand la graine de bien est dans une écorce de mal, il faut croire qu'elle amènera vite le bien. Quand le mal est dans une écorce de bien, il faut s'estimer heureux.
Le plus important est de ne pas rentrer dans la contemplation léthargique et immobiliste de ma douleur. C’est cet immobilisme synonyme de mort qui est dangereux.
Nous devons donc en permanence perpétuer le mouvement. Face à un problème, il y a toujours une solution. Il n'y a pas de raisons de s'installer dans le problème.

Le souci crée une empreinte. Comment faire pour le limiter? Combien va t il pénétrer la personne? Cela dépend de chacun.
La solution est de ne pas s'inscrire dans le problème.

Quelqu'un a demandé au Rav Wolbe pourquoi il n'avait toujours pas de cheveux blancs à 80 ans. Il a simplement répondu qu'il n'avait pas de souci…

Nous sommes responsables des traces que nous laissent les problèmes. Absorber le problème le laisse pénétrer, et lorsqu'il pénètre il laisse une marque.
Deux solutions soit j’accepte le problème positivement à condition de le gérer. Et je lui trouve une solution avant qu’il ne s’imprègne en moi de manière négative. Et j’en fait donc une expérience.
Soit je ne laisse pas pénétrer du tout.
Sans pénétration, pas de marque. On distingue alors deux catégories:

-les bienheureux, qui sont tellement bêtes qu'ils ne réalisent pas combien ils se font escroquer. Il est naturel dans ce cas qu'ils ne portent pas de marques.

-ceux qui traversent leurs problèmes sans les subir, sans en conserver la trace.
Ils restent jeunes. Quel est leur secret?

Ils tirent cette force d'une référence de vie est très forte et très solide.
Le Hafets Haïm disait : « Lorsque l’on définit l’essentiel, on définit le superficiel. »
Mettre la vie au centre c’est définir tout le reste comme secondaire et périphérique. Ainsi, lorsque les périphériques s'effondrent, l'axe de vie demeure. Mais lorsque la personne ne tient que par les périphériques, elle s'écroule avec eux…
De même, lorsque l’ont pas définit un essentiel stable mais que les références se succèdent (la santé, l’argent, la famille etc.…) on perd son équilibre.

Cette référence s'appelle la vie.

Bilaam a donc eût une punition plus dure puisqu’on lui a ôté la vie. Celle de Job fût moins grave du fait qu'il conserva la vie.

Un homme vivant et conscient de la valeur de sa vie possède la plus grande richesse car il peut tout reconstruire à partir de cette vie. Conserver cet axe de vie lui permet de traverser l'espace et le temps.

C'est pour cette raison que la Guémara dit sur le verset:
"Hachem ne désire pas la mort du mort". Le mort est ici le racha , le fauteur. Hachem ne désire pas la mort spirituelle du racha mais au contraire son retour à la normalité dans sa relation avec Lui. Lorsque l’homme se coupe de sa source de vie il disparaît . Comme un appareil électrique que l’on débranche.
La Mitsva est le plus haut niveau d’optimisation de la vie. Au contraire la faute est le gaspillage de vie par excellence puisque même celui qui l’accomplit ne se reconnaît pas en elle et la regrette .Et si on l’en accuse il nie c’est donc bien qu’il n’a pas l’impression de l’avoir vécu.
La définition de la mort selon nos sages ne se limite pas à la mort biologique. Un homme peut être mort avant de mourir s'il se condamne en se coupant de la conscience, de la réalité, ou continuer à vivre juste biologiquement après sa mort spirituelle !

Le squelette qui va soutenir la personne est la référence de vie qu'il contient. Avec une référence, il se maintient. Sinon, il s'écroule. Cette référence vient de l'intérieur, c’est son essence.

Le Midrash (Berechit Raba 44.4) dit à propos du verset:
"après ses événements, D.ieu s'est adressé à Avraham en disant:
"N’ai pas peur Avraham, Je te protège et ta récompense est grande".(Lekh Lekha 12.2 )
Cet épisode intervient après qu’Avraham ait vaincu les Rois et sauver Loth.

Le Midrash s'interroge:" de quoi avait peur Avraham?"
Il répond: Avraham se dit à lui même:"je suis sortis vivant de la fournaise ardente, de la guerre avec les rois. Peut-être ai-je reçu ma récompense dans ce monde-ci et ne recevrait pas le monde futur?

Le Midrach ajoute qu’Hachem lui répondit:"tout ce que j'ai fait pour toi je l'ai fait gratuitement!"

Le Rav Haiim Chmolovitz (Sihot Moussar Première année. Maamar 3) explique ainsi le Midrash :"Avraham avait tellement compris l'importance de la vie qu’il pensait que d’avoir eut la vie sauve pouvait lui coûter son Olam aba , sa part au monde futur. Or Avraham fût sauvé deux fois…" Voilà l'origine de sa peur. Donc Avraham avait très bien compris la valeur de la vie et son coût.

La Guemara nous enseigne : « Haolam keminhago holekh,le monde va selon ses lois ». Cela signifie qu’Hachem a fixé des règles naturelles qui gèrent ce que nous appelons la normalité. Tout ce qui sort de ces règles est du domaine du miraculeux donc d’une autre dimension. Pour qu’un miracle se produise il a fallut puisé de l’énergie et des mérites dans un autre monde. C’est ce que disent nos Sages : « Celui a qui il arrive un miracle de manière dévoilée on lui soustrait de ses mérites ».
Tout ce qui est anormal vient donc d'un autre monde. La production d'un miracle implique le prélèvement d'une part du Olam Haba de celui qui bénéficie de ce miracle. Avraham Avinou connaissait la valeur infinie de la vie et son prix.
Il faut préciser que l’on ne parle que des miracles qui se déroulent de manière extraordinaire mais tous les milliers de petits miracles cachés de la vie quotidienne au travers de l’aide d’Hachem dans la parnassa, l’éducation des enfants , l’étude de la Thora etc. ne sont pas comptés.
Voilà donc la raison de la peur d’Avraham Avinou.

Il est écrit dans Pirkei Avoth, Les Maximes des Pères (Chapitre 4 ;michna 17) :
"Mieux vaut une heure dans le Olam aba que toute la vie dans ce monde-ci". Les commentateurs disent:
"Sentir une heure du bien-être du Olam aba est mieux que tous les plaisirs de ce monde-ci!".
Rav Dessler explique : « Cela signifie tous les plaisirs de tous les hommes qui ont reçu du plaisir dans tous les pays du monde depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps. Comment imaginer le plaisir du Olam aba!?

Le plaisir est le résultat de la rencontre entre le but et la volonté d'atteindre ce but.
Les vicieux du plaisir font d’ailleurs durer le temps d'obtention du but afin d’augmenter leur plaisir.

Le plaisir consiste à jouir de la part de bonheur incluse dans un événement. Cette part n'a pas forcément rapport avec les moyens d'obtenir ce bonheur.

Exemple:
Quelqu'un peut travailler pour la reconnaissance ou pour un autre but que l'argent. Sa motivation n'est pas matérielle.
Quelqu'un peut manger pour la satisfaction d'être rempli, sans manger pour prendre des forces.
Quelqu'un peut désirer voir un film pour ressentir le bien-être des 3 heures de détente que lui procure ce film. Même si ce même plaisir sans les 3 heures de film, serait nettement préférable!

Le relationnel entretenu avec le plaisir n'a donc pas de lien avec les moyens de l'obtenir.
Quand on a compris que l'essentiel est d'atteindre le but et que la satisfaction est d'ordre spirituelle, le Olam aba devient la contemplation du résultat obtenu , de tous les efforts cumulés que j'ai accompli dans ce monde-ci. Ce que je suis devenu au travers des expériences de mon vécu.
Car tous les plaisirs sont des satisfactions d'existence. Mais il existe des vraies et des fausses existences.

Les Pirkei Avoth dans la même Michna:
"Mieux vaut une heure de téchouva et de bons actes dans ce monde, plutôt que toute le Olam aba".

Il y a ici un paradoxe évident:
D'un côté, une heure dans le Olam aba vaut mieux que tous les plaisirs de ce monde, et de l'autre: une heure de mitsvoth dans ce monde vaut mieux que tout le Olam aba!? Quelle est la valeur des mitsvoth?

Malheureusement, nous ne connaissons pas leur vraie valeur. Pour en avoir une idée, voici l'histoire suivante:
Le Rav Elhanan Wasserman et le Hafetz Haïm discutaient, au retour d'un congrès de Rabbanim , de la difficulté à nourrir les bahourim (jeunes étudiants des Yechivoth) de Pologne pour l'année à venir.
Le Hafetz Haïm dit:"je ne sais pas comment nous allons nourrir les bahourim cette année".
Rav ElHanan Vasserman lui propose de lui donner le mérite de sa mitsva de mise des téphilines de ce matin là pour les nourrir.
Le Hafetz Haim lui répond:
"On pourra sûrement les nourrir avec cette mitsva, mais on n'aura pas assez pour te rendre la monnaie…"
Pour illustrer cela il lui donna une allégorie. Un enfant voulait acheter une friandise à un dixième de rouble. Il demande l’argent à son père celui ci lui répond qu’il n’a pas de liquidité mais seulement un chèque de plusieurs millions de roubles. Il le donne à son fils, celui-ci se rend chez le marchand, achète le bonbon et donne le chèque en paiement. Le vendeur ouvre de grands yeux et rend le chèque à l’enfant. Ce dernier lui demande : « Il n’y a pas assez d’argent sur ce chèque pour payer ? »
Le vendeur lui répond : « Bien sur qu’il y a assez pour ton bonbon et même pour tout le magasin mais si je prends ton chèque pour paiement je ne sais pas si il y a assez d’argent dans toute la Pologne pour te rendre la monnaie ».
Ainsi dit le Hafets Haim , c’est vrai que le mérite de cette mitsva de mise des Téphilines d’aujourd’hui est suffisant pour nourrir tous les élèves de Pologne mais je ne crois pas qu’il y a assez dans le monde pour te rendre la monnaie de la valeur de cette mitsva.
A une autre occasion des élèves ont demandé au Hafetz Haïm quelle était la mitsva permettant de vivre cette heure de Olam aba dont la valeur est tous les plaisirs du Olam hazé, de ce monde –ci ?
Il leur répondit:
"Par exemple, répondre un amen à un kaddich…ou un iéhé chémé raba"

Ce monde est un monde de production de mitsvot. L'autre est celui du profit de nos efforts.
Ici, un homme travaille, se remplit les poches de mérites.
Exemple:la mitsva de porter des Tsitsiot ( un talith katan) représente 613 mitsvoth chaque minutes qu’il est porté, cela correspond à mettre 613 fois des téphillines!

Le yetser ara (Le mauvais penchant) nous donne le Olam hazé et nous prend le Olam haba. On doit donc prendre le Olam hazé raisonnablement, mais lui voler notre Olam haba!

A la fin de sa vie, le Gaon de Vilna pleurait parce que sur Terre, on peut acheter un tallith katane pour quelques pièces , alors que là haut, on ne peut plus…

Au début de la Parachat Vahéthanan nous voyons que Moshé, lorsqu'il apprit qu'il n'entrerait pas en Erets se mit à pleurer et à prier pour y accéder.
Hachem lui dit : « Pourquoi veux tu rentrer en Erets Israël , si c’est pour le mérite des mitsvot à accomplir là-bas Je te le donne même sans les accomplir? »
Mieux encore, Hachem lui dit pour le réconforter que son âme sera conservée sous le Trône Céleste. Mais Malgré tout Moshé préfère la vie.
En fait Moshé Rabbinou voulait accomplir lui même les mitsvoth d'Erets plus que de recevoir leur récompense.
Rav Chmolovitz explique:Cela prouve que par la vie dans ce monde–ci on peut plus se rapprocher d’Hachem que si notre âme est conservée sous le Trône Céleste.
Pour comprendre cela on peut rapporter ce texte de la prière. « Les anges se demandent les uns les autres où est l'endroit du kavod d’Hachem ». Donc les anges qui sont des êtres immatériels ont du mal à percevoir Hachem dans l’autre monde.
Or il est écrit: "le kavod de D.ieu remplit toute laTerre". Moché pensait donc:"comment vais-je aller au ciel alors qu'ici, D.ieu est partout?
Le Kavod d’Hachem signifie la perception de sa Présence dans ce monde.

Voici une illustration de cet enseignement: imaginez que l’on vous donne une boule de plutonium enrichi. C’est un cadeau mortel sauf si cette boule est recouverte d’un revêtement de protection qui vous évite d’être irradié. Ce n'est que grâce à cela qu'on peut s’en approcher.
Dans ce monde, Hachem est très proche car Il se trouve juste derrière le rideau de la nature. La nature nous permet de survivre à la proximité avec Hachem. Comme il est dit : « Un homme ne peut me voir et survivre »(Chemot 33.20) .Donc cet écran de séparation est en fait un écran de protection. Grâce à lui nous avons le libre arbitre et en même temps il nous protège.
L’épaisseur de cet écran dépend du bitakhone (confiance en Hachem) de la personne: celui qui a une grande confiance en Hachem, vit une nature très fine. Sans bitakhone, elle devient épaisse et c’est sa vision d’une nature dénuée de l’idée d’Hachem qui l’éloigne d’Hachem.
Par l’accomplissement des mitsvot, donc par la mise en pratique de la Crainte et de la conscience d’Hachem l’homme se rapproche d’Hachem. C’est cette possibilité que seule la vie peut donner à laquelle Moché ne voulait pas renoncer.
Au Olam haba, la couverture n'existe plus mais D.ieu est très loin…

Ce monde est celui de l'acte et de la vie. L'autre est celui de la récompense.

Imaginez qu'une personne appelle les éboueurs pour débarrasser des éclats de pare-brise gênants devant la porte de sa maison. Par hasard, un sage passant par là lui dit:
"Je suis expert en diamant et tes éclats de pare-brise…sont des diamants!, il y en a 2712 et le plus petit fait 6 carats…"
Les mitsvoth sont comme ces diamants:elles sont juste devant notre porte, il suffit de se baisser. Mais bien souvent, nous ne les considérons pas selon leur véritable valeur.

Nous pouvons faire ce que nous voulons de notre vie mais n'oublions pas de faire l'essentiel! A nous de comprendre que la vie est essentielle et qu'avec cette référence en tête nous pourrons tout absorber!
Mettre de l’essentiel c’est ce que l’on appelle communément donner un sens à sa vie. Un sens c’est une intériorité qui va diriger et optimiser chaque instant.
De même que le corps ne peut subsister sans la présence de la Nechama (l’âme) de même de même la vie n’a de valeur que parce qu‘elle a un sens.

Nous nous plaignons de vivre une vie difficile. Quelle est la vraie définition de la difficulté de la vie?

A la lecture des témoignages de la vie dans les camps de la mort, une question se pose: comment quelqu'un peut survivre lorsqu' on lui enlève sa dignité, son nom, ses vêtements, ses biens, ses proches, on lui rase le crâne, on le fait travailler pour rien, on le meurtrie, on l'insulte, toute la journée…
D'après les témoignages, les rescapés ont survécu grâce à l'un des deux éléments suivants:
-soit par leur foi en Hachem,
-soit par leur foi en la vie ou en l'Homme, ce qui revient au même.
Or, qu’est ce que la foi sinon la perception au vécu de tous les jours que ce qui fait marcher le monde n’est ce que l’on voit mais ce en quoi l’on croit.
Son intériorité, ce que l’on a d’essentiel.
L’homme est divisé en trois parties. Le corps, le Nefech (le psychique, le moi) et la Nechama, l’Âme. Le corps est limité dans le temps et dans l’espace .Il contient la limite, la fatigue, la paresse et la tristesse.
La Nechama est d’essence Divine, elle est infinie, à l’origine de la vie, de la volonté et de la joie.
Le Nefech (psychique) se situe entre les deux, libre à moi de le faire tendre vers le corps et la limite ou vers la Nechama et l’infini. Le fait de la foi est d’orienté son être vers l’essentiel, vers la vie donc vers Hachem qui est source de toute vie. C’est cela le sens de la vie
Malheureusement , au travers des témoignages de cette horrible période de la Choah on a pu voir comment des créatures qui avait dépasser toutes les limites de la survie humaine ne sont rester vivant que portées par leur âme. Puisqu’elles étaient mortes physiquement, seules leurs âmes les a maintenues en vie.
Cela signifie que l'homme résiste grâce à la néchama, même sans la peau, la chaire et les os!Cependant, si un homme croit que sa vie est sa peau, sa chaire ou ses os, ses vêtements ou son magasin, la disparition d'un de ces éléments le fait disparaître…

La Guémara dit que le kavod (respect ou dignité) de la personne ce sont ses vêtements (Chabbath 113 b)…

Dans les camps de la mort, les tsadikims avaient plus de dignité en étant nu que les SS habillés. En effet, le SS n'existe qu'au travers de son vêtement et un chien en uniforme reste un chien, alors qu'un homme nu reste un homme.

Quand les SS se préparaient à exterminer une communauté entière de Hassidim .Ces Hassidim dansaient car ils avaient atteint un niveau d’abnégation dans l’acceptation de la Volonté Divine qui les éloignait de l’horrible réalité qui les entourait. Un commandant SS témoigne dans son carnet de route: « ces hommes ne sont pas des hommes, ce sont des anges… »

Si un homme est son corps, il meurt avec son corps. Mais lorsqu’un homme par le travail d’acquisition de la spiritualité s’assimile sa néchama, c’est à dire à la source de vie, il devient un pilier de titane qui traverse la réalité sans la subir.
La difficulté est de se soustraire au conditionnement extérieur qui cherche à nous imposé un modèle de vie basé sur la nourriture, les marques de vêtements, les placements au Nasdaq Or, ce modèle est vide!C’est cela qui nous rend faibles et vulnérables.

"Mà ithonen adam Haî" (Lamentations 3.39) « De quoi se plaint un homme vivant ». Ce verset nous enseigne le secret de la référence essentielle de la vie autour de laquelle s'organisent les aspects périphériques et secondaires. Ainsi, nous survivons à la disparition d'un périphérique.
La bénédiction c’est d’avoir une vie normale. Le fait que tout aille bien n’est pas à ranger au rang de normalité.
Les gens souffrent car il ne reconnaissent pas le coté extraordinaire de la normalité. Au contraire ils ne connaissent pas leur bonheur.
Ils rêvent de l’inaccessible et dénigrent ce qu’ils ont.
Certain respirent avec un tuyau, sont nourrit par sonde, d'autres subissent des traitements de 40 piqûres par jour…Etre en parfaite santé devient alors un fait extraordinaire!
Apprenons à dire "merci" pour tous ces petits « miracles » : le fait de manger, boire, entendre, vivre sans assistance médicale.

Cette vision de la valeur de la vie va nous permettre de relativiser et de résister aux assauts de l’existence. En effet, la société de consommation nous fabrique de fausses priorités provoquant des frustrations injustifiées provenant des échecs à obtenir les fausses priorités. Les frustrations injustifiées créent de fausses angoisses qui provoquent de faux soucis mais engendrent de vraies maladies…
Un monde fait d’illusions, de romance et de virtuel sans aucun objectif de construction essentielle. L’être intérieur souffre d’anorexie spirituelle et se détériore profondément.
Le fait d’avoir des problèmes ou difficultés ne doit pas être synonyme de crise et d’effondrement mais au contraire de source de satisfaction et de respect de soi.
La portée et l’empreinte des soucis sont subordonnés à la à la façon de les aborder. On peut être habillé d’un costume blanc, traverser un mur de goudron liquide et ressortir sans une tâche. Tout dépend de la vitesse à laquelle on le traverse et de la détermination qui nous motive.
La vitesse peut être si grande que la molécule de goudron n'a pas le temps de prendre.
Certain traversent la vie sans lui laisser le temps aux problèmes de s'accrocher. D'autres attendent l'événement pour avancer, comme le tube de dentifrice sur lequel il faut appuyer…et se plaignent toute la journée d'avoir des épreuves.
Il faut traverser la vie comme une barre de titane qui ne subit pas de déformation ni selon la chaleur, ni selon les circonstances.

Comment appelle-t-on ce phénomène de "barre de Titane" dans la Torah ?

"De même que l’on bénit (Hachem) pour le bien on (Le) bénit sur le mal". (Michna au début du 9éme chapitre de Berachot)
Cette conviction, cette détermination c’est elle qui garantie notre équilibre.
Au fond, on sait très bien que ce bien amène du bien et que ce mal amène du bien. Que la finalité de toute chose est bonne c’est à dire positive, constructive ou éducative.

Nous pouvons maintenant apporter ce texte de Rav Dessler:(Michtav Miéliahou Livre 2 au début du chapitre :Yamim noraïm, « les Jours redoutables »
Au moment de Roch Hachana , du jour du jugement , nous disons:"les livres des vivants et les livres des morts sont ouverts devant Toi".
Pourquoi ouvrir les livres des morts ? N'ont-ils pas déjà été jugé ?

De la même manière que le livre des vivants concerne les vivants au présent, le livre des morts concerne les morts au présent…Car certain vivent une vie vraie et une réalité vraie. D'autre sont décollées de la vie et vivent seulement dans l'imagination de leur vanité.
Et puisqu'ils n'ont pas l'essentiel dans leur vie, ils sont comme morts. Car le principe de la mort est la séparation de la réalité et le lien avec l'illusion.
Qu'est ce que « vivre une vie vraie »?
C'est être vrai intérieurement et extérieurement. Cela signifie se connaître et mettre en équation son être intérieur et son être extérieur. Dire ce que l’on pense faire ce que l’on dit, penser ce que l’on fait. Celui qui est faux dit une chose en pensant le contraire, montre une image mais vit le contraire, donne sa parole et ne l'accomplit pas, gagne de l'argent mais est pauvre. Le mensonge est le décalage entre potentiel et réalité, la vérité est l'harmonie.
Avoir une vie vraie, implique que la personne a orienté sa construction intérieure pour "être". Pour cela, elle a dû développer les éléments suivants:

1°/ Force émotionnelle et force intellectuelle,
2°/ Force d'analyse et force de sensibilité,
3°/ Sérénité perpétuelle et système d'absorption et d’amortissement des chocs,
4°/ Force de déplacement (projets à cours et longs termes) avec bobines de recharge énergétique perpétuelle (satisfactions apportées par la réalisation personnelle)
5°/ Force de construction,

A l'évidence, une telle personne fonctionne…et existe!


Qu'est ce qu'une « réalité vraie » ?
C’est la vision que j’ai de la réalité qui m’entoure .La télévision et les scientifiques et d'autres veulent expliquer la vie mais ils n'expliquent rien. Ils ont une vision très superficielle car subordonnées à des intérêts économiques, politiques ou philosophiques ponctuels. La réalité du monde est fausse mais nous ne le voyons pas. Rav Dessler nous enseigne : « Le Emeth (la vérité) c’est la réalité mais la réalité n’est pas le Emeth).
Cela signifie que nous devons regarder la réalité à travers la vision de la Thora et des Sages donc en introduisant les notions spirituelles de cause et de conséquence, de pureté et d’impureté, de récompense et de punition et de responsabilité individuelle et collective. Alors notre vision de la réalité est tout à fait différente car vraie.
Celui qui ne regarde pas le monde ainsi est perdu et sans repères comme un sous marin qui se déplacerait sans sonar .Le plus important est caché des yeux et n’est perceptible que par le « sonar » que constitue la Crainte d’Hachem et la conscience. C’est pourquoi nos Sages ont qualifié ce monde de « Monde du mensonge » car tout n’y est qu’apparence pour celui qui n’y cherche pas une vision plus essentielle.
Le livre des morts concerne celui qui a une réalité fausse et une vie fausse.
Il est décollé de la réalité et vit dans des courants d'air, comme un élément faisant partie de la fiction.
Comme ceux qui essaient de "percer" dans le milieu du cinéma pendant des années sans jamais réussir…S'ils y arrivent, c’est qu’ils ont réussit à imposer un personnage qui n’est pas eux-mêmes. Ensuite ils voudraient être reconnu pour ce qu’ils sont vraiment mais là leur imprésario leur disent qu’ils vont détruire le mythe qui leur a donné le succès auprès du public. Donc ils sont condamnés à ne pas être eux mêmes et c’est si difficile qu’ils sont obligés de se droguer pour l’accepter. Ou à repartir dans l’anonymat, idée dont ils sortent rarement entiers et équilibrés. Pourquoi parce qu’ils « ont voulu réaliser un rêve ». C’est là l’erreur on est pas là pour donner une réalité à un rêve d’enfant mais pour réalisé le potentiel d’être adulte qui réside en nous. Car il a démarré avec une illusion il a finit avec une désillusion.
Être soi -même tant sur le plan spirituel que psychologique, c’est là la vraie ambition qui est à même de nous apporter la véritable satisfaction et le bonheur.
De nos jours, celui qui est un "branché dans la société" est souvent un débranché de la vie .Il est complètement perdu, sans valeurs ni sens des priorités! La société prônant la culture du superficiel, il lui devient très difficile de déterminer la place de l'essentiel.
La preuve est qu’il va souvent, à la recherche d’essentiel, se tourner vers des tendances de construction ou « recherche transcendantale » new-tendance alors qu’il a dans sont patrimoine d’homme juif une Thora qui depuis plus de 3300 ans a produit plus d’hommes extraordinaires que toutes les universités du monde.
L'adulte a besoin d'une structure mentale qu'il va apprendre au travers des matières rencontrées lors de ses études: français, mathématiques etc.…
Il va apprendre à synthétiser, aller à l’essentiel tirer le sens profond, percevoir la trame des choses, ce qui lui permettra de choisir l'essentiel dans sa vie.

Un juif doit toujours connaître la destination finale de ce qu'il entreprend:
Le sens qu’il donne à chaque acte.
S'il veut travailler pour avoir du pouvoir, il peut avoir du pouvoir autrement.
S'il veut avoir la satisfaction de se réaliser, il peut se réaliser autrement…

La vie est un outil, mais qu'allons nous faire avec cet outil? Nous pouvons avoir tous les outils du monde: une voiture, une maison, mais qu'allons nous faire avec ces outils?
Nous nous disons: "avec mes études, je travaille, avec mon travail je gagne de l'argent, avec mon argent je profite, et avec mon profit je…" nous avons perdu le but à force de courir sans savoir après quoi nous courons!
L’homme au départ est comme un diamant brut, il ne prendra toute sa valeur et son éclat qu’après des centaines d’heures de taille et de polissage. De même, la vie avec tous les partenaires et circonstances qu’elle va nous amener à rencontrer va jouer le rôle d’atelier de polissage de notre propre diamant :nous même.

En retrouvant la valeur de l'essentiel, on retrouve le sens de la vie.
C'est pourquoi Job eût une punition moins grande que Bilaam puisqu’il a conservé la vie sauve.
C’est pourquoi le Gaon de Vilna pleurait à la fin de sa vie en sachant qu’il n’aurait bientôt plus la possibilité de faire une mitsva comme les Tsitsit.
C’est pourquoi Moché ne voulait pas mourir mais avoir encore la possibilité de se rapprocher de l’essentiel de l’essentiel, Hachem.
Parce que leur référence de vie était très forte. C’est elle qui les a orienté et leur a permis de traverser les événements parfois difficiles sans dévier de leur projet originel.


Merci de votre temps !

Tsipi.

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

Effectivement c'est long j'ai lu le début ça a l'air intéressant mais je finirai un autre jour :)

Ancien utilisateur
Ancien utilisateur

bonne initiative mais ça doit être plus clair sur le site d'où provient la source.

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